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Toyota investit 500 M$ pour développer des voitures autonomes avec Uber

Véhicule robotisé de ZMP, un taxi autonome basé sur une voiture hybride Toyota Estima à l’essai à Tokyo.

Le constructeur Toyota s’est montré jusqu’ici prudent et moins vigoureux que ses concurrents dans le domaine des voitures autonomes.

Photo : Reuters / Toru Hanai

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le géant de l'automobile Toyota a annoncé mardi qu'il investira 500 millions de dollars dans Uber afin de développer des voitures autonomes et de faire face à la concurrence.

Cette annonce vient consolider une relation déjà existante entre le constructeur automobile japonais et l'entreprise américaine. Elle reflète aussi la volonté de Toyota de s’engager dans le marché des voitures autonomes.

Les deux sociétés veulent combiner le système de conduite autonome d’Uber avec la technologie Guardian de Toyota, qui offre des fonctions de sécurité automatisées comme le maintien de la trajectoire. Toutefois, le système ne permet pas à un véhicule de conduire de manière totalement autonome.

Cette technologie combinée sera intégrée dans les minifourgonnettes Sienna, qui seront déployées dans le réseau d'Uber à partir de 2021.

Toyota et Uber veulent résoudre le problème de la production en série de véhicules autonomes. Cela comprend l'octroi de licences de la technologie autonome aux constructeurs automobiles et l'engagement d'un tiers pour posséder et entretenir le parc automobile, explique Jeff Miller, chef du développement commercial d'Uber pour les initiatives stratégiques. Le tiers qui exploitera la flotte autonome de Toyota n'a pas encore été choisi, a précisé M. Miller.

Cet accord redonne également vie à l'entreprise Uber, qui a retiré ses véhicules robotisés de la route depuis qu'un de ses véhicules a tué un piéton à Tempe.

Le 18 mars sur une route de l'Arizona, une voiture autonome d’Uber a happé mortellement une piétonne. Après une enquête, le National Transportation Safety Board (NTSB) a révélé que le véhicule autonome avait détecté la piétonne près de six secondes avant le choc, mais n'avait pu s'arrêter parce que le système de freinage d'urgence n'était pas activé.

Depuis, l’entreprise a mis à pied des centaines de conducteurs d'essai et mis fin aux opérations de son centre d’essais en Arizona.

Le constructeur Toyota s’est montré jusqu’ici prudent et moins vigoureux que ses concurrents dans le domaine des voitures autonomes. Il s'est concentré sur des systèmes partiellement autonomes comme Guardian. Mais l'entreprise a investi dans la recherche et a déclaré qu'elle prévoyait commencer à tester des voitures électriques autonomes vers 2020.

Uber a admis pour sa part que sa technologie est à la traîne, et l'accident en Arizona a été un coup dur.

Le partenariat avec Toyota fait pression sur Uber pour qu'il reprenne les essais sur les routes publiques, mais l'entreprise s'est heurtée à des régulateurs et à des politiciens préoccupés par la sécurité. M. Miller a indiqué qu’Uber prévoit remettre des voitures autonomes sur la voie publique d'ici la fin de l'année.

Dara Khosrowshahi, qui a repris Uber il y a un an, a récemment exploré des options, dont des partenariats et même une vente potentielle de l'entreprise, a appris Reuters. L'unité de conduite autonome contribue de façon importante aux pertes d'Uber, qui s'élevaient à 891 millions de dollars au deuxième trimestre.

Uber a aussi un accord pour acheter des voitures de Volvo, les équiper avec la technologie d'Uber et les entretenir, un projet plus exigeant en main-d'œuvre que les plans de Toyota. L'entreprise a également conclu un partenariat avec Daimler AG, qui propose de placer ses propres véhicules autonomes dans le réseau d'Uber.

Uber et Toyota ont déjà été associés, voilà deux ans, dans un projet de mobilité électrique. Toyota avait alors investi une somme non divulguée et les deux sociétés ont été partenaires dans un programme de location de voitures pour les conducteurs d'Uber.

Uber a depuis fermé ses activités de location aux États-Unis.

Avec les informations de Reuters

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