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Le synchrotron de Saskatoon dévoile un nouvel élément sur l’expédition Franklin

Emluminure ancienne montrant deux bateauz trois-mâts aux voiles sorties et une petite barque en avant-plan.

Les deux navires de l'expédition Franklin, disparus en 1846 dans le Grand Nord canadien, ont été retrouvés respectivement en 2014 et en 2016.

Photo : Illustrated London News - Getty

Radio-Canada

Contrairement à ce qu'affirme la légende, des analyses réalisées par le synchrotron de Saskatoon démontrent que la perte de l'expédition ne serait pas due à une intoxication au plomb.

De petits fragments d’os provenant de l’équipage de l’expédition Franklin ont été placés dans le faisceau du synchrotron. Cet accélérateur de particules a permis de confirmer que l’équipage a effectivement été fortement exposé au plomb, mais pas pendant la courte période durant laquelle les marins étaient accostés dans l’Arctique.

Les os se renouvellent très lentement, quelques degrés de pourcentage par an.

David Cooper, chaire de recherche du synchrotron de Saskatoon

David Cooper explique que la lenteur de renouvellement des tissus osseux prouve que l’intoxication au plomb avait eu lieu bien avant l’expédition. « Une des grandes questions concernant l’empoisonnement au plomb dans l’archéologie , avance le chercheur, c’est que les os absorbent passivement du plomb de leur environnement. » Il explique que cette absorption post-mortem complique les analyses.

La fin d'un mythe

Des analyses précédentes avaient révélé de fortes concentrations en plomb, comparativement à la moyenne actuelle. Ces informations, liées à la découverte de boîtes de conserve fermées à l’aide de plomb, avaient nourri l’hypothèse d’un empoisonnement dû à ce métal. Il aurait réduit les capacités de décision des navigateurs, ce qui aurait débouché sur une avancée funeste dans la baie d’Hudson.

Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour comprendre comment les gens meurent après deux ou trois ans passés dans l’Arctique.

David Cooper, chaire de recherche du synchrotron de Saskatoon

David Cooper explique que la situation désespérée des marins s’accompagnait d’une baisse des réserves alimentaires, qui a mené à du cannibalisme. « Je pense que c’est remarquable qu’ils aient survécu aussi longtemps », conclut-il.

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