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Quitte à en manger, les beagles préfèrent que leurs légumineuses soient fermentées

Vue en contre-plongée sur trois beagles qui regardent au loin et une scientifique avec blouse et lunettes qui regarde l'objectif.

Lynn Weber dirige depuis de nombreuses années des études sur l'alimentation canine.

Photo : Radio-Canada / Don Somers

Radio-Canada

Les scientifiques de l'Université de la Saskatchewan affirment que, comme pour les humains, les légumineuses sont meilleures pour la santé des chats et des chiens que le riz ou le maïs. Ils se penchent à présent sur des procédés de fermentation pour en améliorer le goût.

Les légumineuses aident à réduire la sensation de faim et la prise de poids des chiens de compagnie. Lorsqu’ils ont le choix, les beagles vont préférer une nourriture à base de légumineuses fermentées à une nourriture non fermentée.

Nous sommes devenus des experts dans l’usage des légumineuses dans la nourriture des chiens et des chats.

Lynn Weber, professeure associée, département des sciences vétérinaires biomédicales, Université de la Saskatchewan

Lynn Weber, professeur associée au département des sciences vétérinaires biomédicales, explique que cette préférence serait due au goût, proche de celui de la viande, créé durant le processus de fermentation. Pour cette professeure associée au département des sciences vétérinaires biomédicales de l’Université de la Saskatchewan, le défi est maintenant d’améliorer le goût de cette nourriture pour qu’elle soit aussi acceptée par les chats.

La levure a bon goût et elle retire en plus le mauvais goût de l’amidon de certains pois.

Lynn Weber, professeure associée au département des sciences vétérinaires biomédicales, Université de la Saskatchewan

Pour convaincre les papilles des félins, Lynn Weber mise sur une première fermentation à base de levures. Elle affirme que les levures donnent un meilleur goût à la nourriture, tout en retirant le goût d’amidon de certaines légumineuses.

La chercheuse précise cependant que les résultats de ces fermentations ne contiennent pas d’alcool.

Les légumineuses utilisées par les scientifiques sont produites localement. Il s’agit de pois, de lentilles et de fèves. Le laboratoire travaille également avec différentes entreprises de nourriture canines, dont certaines sont implantées en Saskatchewan.

Départ à la retraite pour les beagles

Après avoir servi aux chercheurs à réaliser leurs études alimentaires, les pensionnaires à quatre pattes s’apprêtent à quitter l’Université de la Saskatchewan. Les chercheurs ont trouvé une personne d'accueil pour chacun de ces chiens, arrivés environ au milieu de leur espérance de vie.

Un jeune chien dans les bras d'une scientifique, les pattes repliées et le ventre en l'air.

De nouveaux beagles prendont la relève du groupe partant pour poursuivre les études scientifiques.

Photo : Radio-Canada / Don Somers

La meute actuelle laissera la place à un nouveau groupe de beagles, plus jeunes, pour continuer la suite des expériences. Comme leurs prédécesseurs, ces chiens seront choyés et promenés régulièrement à l'extérieur par les chercheurs et les étudiants volontaires.

Le laboratoire dispose aussi de huit chats pour travailler sur le même projet de préférence alimentaire.

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