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Le président Trump veut un « deal », selon Raymond Bachand

 Raymond Bachand estime que l'accord entre le Mexique et les États-Unis est une bonne nouvelle pour le Canada.
Le négociateur en chef pour le Québec dans le dossier de l'ALENA, Raymond Bachand Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'accord de libre-échange entre les États-Unis et le Mexique annoncé aujourd'hui est une bonne nouvelle, estime Raymond Bachand, négociateur en chef pour le Québec dans ce dossier.

« Tout ce que les États-Unis pouvaient arracher au Mexique sur l’automobile, c’est au bénéfice du Canada », dit-il, ajoutant que le président Trump a la victoire qu’il voulait avec le Mexique dans ce secteur.

Dans l'accord annoncé lundi, la part des composants d'origines américaine et mexicaine dans les voitures assemblées au Mexique doit augmenter.

« Après la saison régulière, les séries éliminatoires commencent », a lancé M. Bachand sur les ondes d'ICI RDI, lundi après-midi.

Mardi, Chrystia Freeland, ministre responsable de la renégociation de l'ALENA, doit se rendre à Washington afin de poursuivre les pourparlers avec les Américains.

Raymond Bachand prévient que les prochains jours de négociations se dérouleront sous haute tension.

Il rappelle qu’il reste sept ou huit grands dossiers à régler et croit « que la gestion de l’offre va demeurer », c'est-à-dire que les tarifs et les quotas liés à ce système, dans les secteurs canadiens du lait et de la volaille, notamment, ne seront pas négociables.

« Je pense que le président Trump cherche un certain accès aux produits laitiers canadiens. Je pense que l’exception culturelle va être gagnée. Le chapitre d’arbitrage, ils n’en ont pas parlé aujourd’hui, et je pense qu’on va tenir bon sur ça », ajoute-t-il. Le chapitre d'arbitrage, qui a beaucoup servi le Canada au cours des années, est une mesure permettant aux parties de juger leurs différends commerciaux selon les paramètres inscrits dans l'entente. L'exception culturelle vise notamment à protéger les contenus à l'ère du numérique.

Le temps presse pour le président Trump, dans la mesure où il doit donner un préavis de trois mois au Congrès pour la signature de l'entente, souligne M. Bachand. Or, ces trois mois correspondent aussi au temps dont dispose l'actuel président mexicain avant que son successeur entre en fonction.

En somme, M. Trump veut « un deal » et c’est une bonne nouvelle, croit M. Bachand.

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