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Le manque d’enseignants suppléants empire au Nouveau-Brunswick

Des élèves dans une classe.

Yannick Pinel encense la profession d'enseignant dans son billet « Allô prof... de secondaire! »

Photo : iStock / dolgachov

Radio-Canada

À une semaine de la rentrée scolaire, le District scolaire francophone Sud est toujours à la recherche d'une centaine d'enseignants suppléants, quitte à embaucher du personnel qui n'a pas de diplôme universitaire en enseignement.

Les élèves ne retournent pas en classe avant le 4 septembre, mais les enseignants ont déjà bien entamé la rentrée scolaire au Nouveau-Brunswick.

La semaine prochaine on accueille nos 14 700 élèves, explique la directrice générale du District scolaire francophone Sud, Monique Boudreau.

C’est 350 élèves de plus que lors de la rentrée 2017.

Parallèlement, la pénurie d'enseignants suppléants est sans précédent. « On souhaiterait en embaucher une cinquantaine, une centaine », souligne Monique Boudreau.

On a beaucoup moins de suppléants que l'année dernière.

Monique Boudreau, directrice générale du District scolaire francophone Sud
La directrice générale du District scolaire francophone Sud en entrevue dans son bureau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La pénurie de suppléants est sans précédant dans le sud du Nouveau-Brunswick, selon Monique Boudreau.

Photo : Radio-Canada

Face à la crise, le District scolaire francophone Sud se résigne à embaucher du personnel qui n'a pas de diplôme universitaire en enseignement.

Pour obtenir un permis local, une courte formation suffit. C'est une soirée, quelques heures, une journée de formation, peut-être un stage d'une demi-journée.

Des retraités appelés en renfort

La rentrée c'est toujours spécial, lance, le sourire aux lèvres, Odette Richard, une enseignante à la retraite appelée en renfort près de 80 jours par année scolaire.

Le même problème est encore là, on a une pénurie d'enseignants suppléants. Alors les vieux comme moi à la retraite, on est en demande.

L'anciennce enseignante en entrevue. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Odette Richard est à la retraite depuis plusieurs années, mais n'a pourtant jamais quitté les salles de classe, puisqu'elle continue à faire de la suppléance.

Photo : Radio-Canada

Mais cette année, elle pourrait travailler plus de 80 jours, seuil maximal jusqu’à présent autorisé.

Pour les deux prochaines années, ils ont décidé d'enlever cette limite alors on est capable d'embaucher des retraités pour faire de la suppléance, explique Monique Boudreau.

Une procédure plus flexible au district anglophone?

Sylvio Bourque fait de la suppléance dans les écoles francophones et anglophones. Selon lui, la procédure est plus flexible au district anglophone.

Au système anglophone, chaque enseignant peut choisir son suppléant. Par exemple, [si une] enseignante que je remplace est contente de mes services, chaque fois qu'elle a besoin elle m'envoie un texte sur mon cellulaire.

Le manque de suppléants pourrait empirer dans les prochaines années au Nouveau-Brunswick, puisque le nombre d'inscriptions dans les programmes d'enseignement est en déclin dans les universités.

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