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Les moustiques sont plus voraces cette année

Il est en train de piquer un humain.

Une scène connue par plusieurs amateurs de plein air: un moustique qui pique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Vous trouvez que les moustiques piquent davantage en cet été? Vous avez probablement raison. Certaines espèces de maringouins sont plus voraces qu'à l'habitude, selon un expert.

La chaleur déplaît aux moustiques. Lors des périodes estivales caniculaires, ils sont moins actifs, explique Gaétan Moreau, professeur d'écologie des insectes à l’Université de Moncton.

Cependant, une famille d’espèces vient troubler cette accalmie : les moustiques aedes. Et leurs piqûres sont plus douloureuses que les autres.

À certaines années, on n’en voit presque pas. Cette année, on en voit plusieurs.

Gaétan Moreau, professeur d'écologie des insectes à l’Université de Moncton.
Gaétan Moreau dans un marais, regarde au loin.

Gaétan Moreau est professeur à l’écologie des insectes à l’Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Des moustiques plus résistants

Tous les moustiques ont besoin d’eau pour se reproduire.

Les faibles précipitations n’ont pourtant pas freiné le développement du moustique aedes cette année, explique le biologiste.

L’aedes est capable de composer avec ces conditions-là.

Gaétan Moreau, professeur d'écologie des insectes à l’Université de Moncton.

Une autre caractéristique de cet insecte : il est actif de jour alors qu’une majorité de moustiques sont actifs en soirée, explique l’expert.

Déplaisant

Le nom du moustique vient du mot grec aeidês, qui veut dire « déplaisant », raconte le professeur.

« Il porte très bien son nom », lance-t-il.

Plusieurs insectes séchés, dont des moustiques, sont placés dans une boîte.

Gaétan Moreau dispose d'une collection de moustiques.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Moins de moustiques malgré tout

Dans la région de Moncton, il y a eu peu de précipitation pendant l’été. Résultat : les populations de moustiques sont moins nombreuses que certaines années, estime le professeur.

En début d’été on en avait moins. Les populations de moustiques étaient beaucoup plus basses qu’à l’habitude.

Toutefois, il se peut que les populations soient revenues à la normale en août, souligne l'expert.

Une photo d'un marais. On voit au loin la ville de Moncton.

Le Grand Moncton étant construit en zone marécageuse, les moustiques abondent.

Photo : Radio-Canada

Moncton, une pouponnière

Le grand Moncton, construit en zone marécageuse, représente un habitat de prédilection pour ces insectes.

Un insecticide biologique est utilisé pour freiner les impacts négatifs des moustiques sur le confort de la population dans la région de Moncton.

On en répand des tonnes à Moncton... Imaginez.

Gaétan Moreau, professeur d'écologie des insectes à l’Université de Moncton.

Le produit est sans danger pour la santé et ne s’attaque qu’aux moustiques et aux mouches domestiques.

Avec les informations de Jean-Philippe Hughes

Nouveau-Brunswick

Faune et flore