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Les 5 finalistes du Prix du récit Radio-Canada 2018 sont connus

Montage photos des portraits des 5 finalistes du prix du récit Radio-Canada 2018.
Les 5 finalistes du Prix du récit Radio-Canada 2018 : Philippe Chauveau, Patrick Beauséjour, Diane Landry, Caroline Dawson et Catherine Perreault. Photo: P. C./Christian Julien/D. L./Catherine Aboumrad/Dominic McGraw

Le jury, composé de Marc Séguin, de Noémi Mercier et de Georgette LeBlanc, a désigné les cinq finalistes du Prix du récit Radio-Canada 2018.

Les histoires vécues inédites de Patrick Beauséjour, de Philippe Chauveau, de Caroline Dawson, de Diane Landry et de Catherine Perreault ont été choisies parmi plus de 2000 textes soumis au concours cette année. Le nom de la personne gagnante sera dévoilé le 18 septembre.

La liste des finalistes de langue anglaise (CBC Nonfiction Prize) a été dévoilée mercredi sur le site de CBC Books (Nouvelle fenêtre).

Les finalistes du Prix du récit Radio-Canada 2018

Patrick Beauséjour pour Fanfan Dédé ou Géant Ferré

Portrait de l'auteur Patrick Beauséjour souriant devant un terrain de sport et tenant à la main un tableau représentant des joueurs de baseball des Expos.L'auteur Patrick Beauséjour Photo : Christian Julien

Originaire de Lachute, Patrick Beauséjour a fréquenté la Polyvalente Lavigne jusqu’à l’âge de 16 ans avant de décrocher. Il est présentement commis d’entrepôt pour une entreprise de robotique, et se passionne pour le début du 20e siècle au Canada et le baseball des années 1800. Quand les enfants sont couchés, il écrit ou enregistre ses balados dans son petit studio au sous-sol en buvant du thé et en écoutant du blues.

[J'ai su que je voulais écrire] à ma première visite à la bibliothèque municipale, j’avais autour de 7 ans. Je me rappelle clairement ce moment, une révélation!

Patrick Beauséjour

Son récit inédit Fanfan Dédé ou Géant Ferré évoque « son seul et unique beau souvenir avec son père alcoolique ».

Philippe Chauveau pour Mouf dans le ventre du dragon

L'auteur Philippe ChauveauL'auteur Philippe Chauveau Photo : P. C.

Polyvalent, Philippe Chauveau a fait de la télévision, de la radio, et a écrit des livres tout en menant, en parallèle, une carrière de travailleur en psychiatrie légale, un « univers inimaginable tant qu’on ne l’a pas fréquenté ». En animant pendant des années des ateliers d’écriture, de dessin et de marionnettes avec toutes sortes de clientèles en psychiatrie, il a vu la pratique artistique changer la trajectoire de vie des participants.

Je ne fais rien de magique, rien de glamour, rien d’Amélie Nothomb. J’essaie d’être discipliné, j’écris, je relis, je trouve ça épouvantable. Mais il y a toujours une virgule, un mot, peut-être une idée que j’aime – alors je m’acharne (je suis un auteur acharné). Je réécris, je réécris et je réécris jusqu’à ce que la musique soit là.

Philippe Chauveau

Dans son récit inédit Mouf dans le ventre du dragon, un adolescent et un éducateur tentent de survivre à la violence du milieu psychiatrique.

Caroline Dawson pour Les Honeycomb de Madame Thérèse

Portrait de l'auteure Caroline Dawson devant les rayonnages d'une bibliothèque.L'auteure Caroline Dawson Photo : Catherine Aboumrad

Caroline Dawson est née au Chili et y a passé une partie de son enfance. Ses parents sont arrivés au Canada comme réfugiés politiques lorsqu'elle avait 7 ans. Aujourd'hui, elle enseigne la sociologie au Cégep Édouard-Montpetit, à Montréal, après avoir vécu à Stockholm avec son conjoint suédois.

Je suis davantage lectrice qu’écrivaine. J’écris depuis toujours, mais de manière désordonnée. J’écris presque toujours d’abord à la main, le texte brut, les émotions à vif. C’est là que je trouve l’histoire que je veux raconter, alors qu’au moment de la retranscrire à l’ordinateur vient la voix que je veux lui donner. C’est là que commence le réel travail.

Caroline Dawson

Son récit inédit Les Honeycomb de Madame Thérèse raconte le premier hiver au Québec de la petite réfugiée qu'elle était jadis, et l'incertitude de ses premiers temps dans la classe d’accueil et de francisation de Madame Thérèse.

Diane Landry pour Adieu chacal

Autoportrait de l'auteure Diane LandryL'auteure Diane Landry Photo : D. L.

Diane Landry vit à Laval. Cette année, elle a pris sa retraite après une longue carrière comme ingénieure civile en environnement. Elle a élevé « trois beaux garçons » tout en maintenant une vie riche et active. Femme de plusieurs passions, elle s'intéresse à l'écriture, mais aussi à la photographie, à la randonnée et au bridge. « Sociable mais solitaire », elle aime se ressourcer en nature.

J'ai commencé à écrire sérieusement en 2004, à la suite d'une rupture amoureuse difficile. D'abord de la poésie, puis, progressivement, j'ai exploré d'autres styles. J'aime les jeux de mots en finesse, les chutes surprenantes, l'absurde.

Diane Landry

Son récit inédit Adieu chacal, c'est l’histoire à la fois ludique et réaliste d’une relation amoureuse qui porte en elle les motifs de sa finitude.

Lire Adieu chacal

Catherine Perreault pour Savasana

L'auteure Catherine PerreaultL'auteure Catherine Perreault Photo : Dominic McGraw

Catherine Perreault a grandi à Rouyn-Noranda. Elle a vécu à Vancouver, marché sur le chemin de Compostelle, tenté d’habiter Montréal deux mois... Après l'arrivée de son fils, né avec des particularités et un grand besoin de stabilité, elle a dû faire le deuil des grandes aventures et est retournée vivre en Abitibi. Enseignante au primaire de formation, Catherine Perreault aime le contact avec l’enfance, « cet espace de vie où tout est à bâtir ». Aujourd'hui, elle se spécialise en adaptation scolaire, particulièrement auprès des élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme ou une déficience intellectuelle.

Dans mon cas, écrire sur ma réalité m’aide à contrôler mes vertiges. Comme il n’y a aucune certitude quant à l’avenir, je dois accepter de prendre les jours un à la fois et être reconnaissante les bonnes journées. Écrire m’aide à faire le point, à mettre des mots sur des émotions floues, sur des angoisses qui planent parfois pendant des semaines. Je crois que le principal défi, lorsque l’on écrit sur soi, est de ne pas tomber dans un état de lamentation ou d’apitoiement. Le lecteur doit ressentir qu’il y a du beau dans les épreuves et du moins beau dans les moments de bonheur.

Catherine Perreault

Son récit inédit Savasana raconte l’incapacité d’une mère à lâcher prise lors d’un cours yoga, alors qu’elle se sent envahie par l’autisme de son fils.

Lire Savasana

La gagnante ou le gagnant remportera :

  • la publication de son texte sur Radio-Canada.ca;
  • une résidence d'écriture au Banff Centre des arts et de la créativité en Alberta;
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.

Véritable tremplin pour les écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada sont ouverts à tous, amateurs ou professionnels. Ils récompensent chaque année les meilleurs récits (histoires vécues), nouvelles et poèmes inédits soumis au concours. Veuillez noter que la période d'inscription est en cours jusqu'au 31 octobre pour un autre de nos prix, le Prix de la nouvelle (fiction).

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