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Philippe Couillard souhaite une révision du parrainage des familles immigrantes

                            Philippe Couillard et sa femme en train de marcher

Philippe Couillard et sa femme, Suzanne Pilote, ont parrainé une famille syrienne.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Se disant attristé par le départ vers Montréal d'une famille syrienne qu'il avait parrainée à Saint-Félicien, la ville où il réside, le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, aimerait une modification du processus d'accueil. Ces réfugiés devraient plutôt arriver en groupe dans une municipalité, propose-t-il.

Un texte de Romain Schué (Nouvelle fenêtre)

« Les familles ont besoin de se sentir entourées par quelque chose de familier, au début surtout », a expliqué M. Couillard, lundi, lors d'un point de presse dans sa circonscription de Roberval.

Fin 2015, le chef libéral avait décidé de parrainer avec son épouse, Suzanne Pilote, un couple avec deux enfants en provenance de la Syrie. Récemment, ces immigrants ont préféré quitter la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour rejoindre Montréal.

« Bien sûr que j’aurais souhaité qu’ils restent chez nous. Mais les gens sont libres », a-t-il commenté, tout en assurant que cette décision n'avait rien à voir avec « l'environnement » et des voisins « généreux » avec cette famille.

Le plus dur, a-t-il évoqué, est de retenir ces personnes en région, surtout lorsque ces familles se retrouvent isolées de leur communauté.

« Le pouvoir d’attraction de la grande ville est énorme. Il faut vivre l’expérience de l’immigration pour comprendre qu’on peut se sentir isolé », a souligné Philippe Couillard, qui aimerait lancer « un message » au gouvernement fédéral, responsable de l’immigration.

Si on avait plus qu’une famille à la fois, deux, trois familles ou des groupes de travailleurs qui arrivent ensemble, ça fait un réseau social de support qui est rassurant. Surtout pour les débuts.

Philippe Couillard, chef du PLQ

Toutefois, a-t-il fait savoir, « il peut y avoir des familles qui peuvent n'avoir aucune difficulté à rester. Il faut garder de la flexibilité ».

Selon Philippe Couillard, une adaptation des mesures actuelles permettrait cependant de maintenir plus facilement ces immigrants dans les régions, où une pénurie de main-d’oeuvre se fait sentir.

« On va continuer d’avoir besoin de travailleurs venus d’ailleurs, a-t-il affirmé. Il faut continuer nos efforts d’attraction et de rétention des immigrants dans les régions […] et mieux planifier la sélection des immigrants selon les profils. »

Une « belle expérience »

Se disant « fier d’avoir fait ça dans [sa] vie », Philippe Couillard est également revenu sur l’adaptation réussie de cette famille, grâce aux « gens de la région [qui] ont été formidables » et à sa femme « qui a fait le gros du travail ».

Une « belle expérience », a-t-il résumé, en rappelant avoir été motivé à « poser un geste » après avoir vu « cette horrible photo d’un enfant noyé sur la plage  ».

« En quelques mois, les deux enfants parlaient le français avec une petite touche d’accent québécois, a-t-il raconté. Le petit gars jouait au hockey, la petite fille faisait du ski alpin ici, près de chez nous. C’était absolument incroyable et réconfortant de voir ça. »

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