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Accusé de « féminisme de façade », François Legault se défend

Le chef caquiste François Legault en point de presse à Laval.

Le chef caquiste François Legault a vivement rejeté les accusations de sexisme et de « féminisme de façade » de la part du Parti libéral.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux candidates libérales, Christine St-Pierre et Marwah Rizqy, ont accusé dimanche le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault de faire preuve d'un « féminisme de façade », ce qui a fait sortir de ses gonds le principal intéressé.

« On voit que François Legault a peut-être plus une attitude de façade », a déclaré Mme St-Pierre, qui revenait dimanche sur la divulgation d'un échange de messages textes entre la candidate Gertrude Bourdon et un responsable de la CAQ, avant que la candidate qui était pressentie comme future ministre caquiste de la Santé ne fasse le saut avec les libéraux.

« Lorsqu'il rend publique une conversation privée, on trouve que ce n'est absolument pas éthique », a ajouté Mme St-Pierre. Elle a d'ailleurs évoqué le cas de Kathleen Wynne, l'ex-première ministre libérale ontarienne, à propos de qui M. Legault aurait divulgué des détails d'une discussion privée à la suite d'une rencontre.

« J'aimerais convaincre les gens de faire de la politique, mais ils me répondent qu'ils trouvent ça sale, et je peux difficilement les contredire », a renchéri Mme Rizqy, qui se trouvait au même événement électoral que Mme St-Pierre.

Évoquant elle aussi la rencontre privée entre Mme Wynne et François Legault, Marwah Rizqy a rappelé que le chef caquiste avait fermé la porte à l'idée de ligne rose pour le métro de Montréal, une idée mise de l'avant par la mairesse Valérie Plante.

« Ça me rappelle tristement les politiques de [Donald] Trump », a ajouté Mme Rizqy.

En novembre 2016, François Legault se disait d'ailleurs « en accord » avec certaines préoccupations de celui qui était alors président élu des États-Unis, notamment « la nécessité de réduire les impôts » et d'« examiner de plus près les enjeux de l'immigration ».

Legault se défend

Questionné à Laval à propos des allégations libérales, le chef caquiste a vivement réagi.

« C'est quoi le rapport!? Parce que j'ai révélé les textos de Mme Bourdon, j'attaquerais les femmes », s'est-il exclamé.

« Si ça avait été un homme, j'aurais fait la même chose », a ajouté M. Legault, visiblement agacé par les questions des journalistes.

« Comme disent les jeunes : "ç'a pas rap". »

Le chef de parti et les candidats qui l'accompagnaient ont également souhaité « parler des vrais dossiers », et que « la vérité devait être connue » à propos d'un enjeu public.

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