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Jean-François Lisée accepte de débattre avec les autres candidats dans Rosemont

Le chef péquiste Jean-François Lisée tient son investiture aujourd’hui dans la circonscription de Rosemont.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Radio-Canada

C'est un événement que personne ne voudra manquer : le chef péquiste Jean-François Lisée et l'ex-journaliste Vincent Marissal, de Québec solidaire (QS), se donnant mutuellement la réplique lors d'un débat entre les candidats locaux, dans Rosemont.

Un texte de Jérôme Labbé et Yannick Donahue

C’est au hasard d’une rencontre entre Jean-François Lisée et Vincent Marissal sur la promenade Masson, samedi après-midi, que les médias ont appris la tenue de l’événement. Les deux hommes ont échangé une poignée de main et quelques brèves politesses.

« On va se revoir bientôt dans un débat, il paraît? », a demandé M. Lisée.

« Absolument. Au moins un! », a répondu M. Marissal.

Le débat sera organisé par la Corporation de développement communautaire (CDC) de Rosemont. Il aura lieu le mardi 11 septembre, juste avant la ronde des grands débats nationaux, les 13, 17 et 20 septembre.

Il est plutôt rare de voir le leader d’un grand parti politique accepter de participer à un tel exercice. En 2014, le chef libéral et aspirant premier ministre, Philippe Couillard, avait refusé de débattre des enjeux locaux dans la circonscription de Roberval, où il tentait de défaire le député sortant Michel Trottier.

« Je ne savais pas qu’en acceptant de participer à un débat local, je créerais un tel précédent! », a admis, en anglais, le chef péquiste, lors d’une mêlée de presse, dimanche matin, juste avant d’être officiellement investi comme candidat péquiste dans Rosemont.

La lutte dans cette circonscription largement francophone, située au coeur de l’île de Montréal, sera particulièrement chaude cette année. Une projection du site web Qc125, qui compile différents sondages, suggérait plus tôt cet été que la Coalition avenir Québec (CAQ) avait aussi de bonnes chances de l’emporter.

« Je suis extrêmement impatiente d'avoir la chance de discuter avec mes adversaires », a fait savoir la candidate caquiste locale, Sonya Cormier. « Je connais bien les réalités des gens de Rosemont; j'ai hâte de défendre nos idées et notre programme. »

Deux campagnes parallèles

En acceptant de débattre avec les autres candidats locaux, M. Lisée n’a pas pour autant l’impression de s’éloigner de sa campagne nationale, insiste-t-il.

C’est un équilibre qu’on fait, Véronique [Hivon] et moi, entre nos comtés et la campagne nationale. Alors, on trouve le point d’équilibre […] Pour le débat, pour moi, il n’y a aucune hésitation à avoir.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

Interrogé à savoir si sa décision ne traduisait pas une grande importance accordée à son rival Vincent Marrisal, M. Lisée a rectifié : « C’est donner beaucoup d’importance aux électeurs de Rosemont ».

Il estime que les autres chefs font fausse route en ne se soumettant pas à des débats sur les enjeux de leur circonscription.

La co-porte-parole de Québec solidaire et députée sortante de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé, a toutefois fait savoir dimanche qu'elle participera elle aussi à un débat local, qui aura lieu le soir du 10 septembre dans les locaux de l'Association sportive et communautaire du Centre-Sud. L'événement est organisé par la CDC Centre-Sud, qui chapeaute l'Association. La candidate péquiste Jennifer Drouin a aussi accepté l'invitation, a fait savoir le PQ.

Jean-François lisée parle sur une scène lors de son investiture.

Le chef péquiste Jean-François Lisée espère améliorer son score comme candidat dans Rosemont lors du prochain scrutin.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

À propos de sa campagne locale, Jean-François Lisée espère améliorer son score.

« Notre objectif, c’est d’augmenter notre majorité par rapport à 2014 [dans Rosemont]. Il n’y a rien d’acquis. C’est une vraie bataille, mais c’était une vraie bataille en 2012, en 2014, et c’en est une en 2018. Notre objectif : augmenter note majorité. Et je pense qu’on est en voie de le faire », a déclaré M. Lisée.

Élu pour la première fois dans Rosemont en 2012, M. Lisée a été réélu avec 34 % des voix en 2014, contre 30 % pour son adversaire libéral, Thiery Valade. Sa majorité était d'un peu plus de 1500 Voix.

Les erreurs de 2014

Le chef du PQ a par ailleurs admis ne pas vouloir répéter les erreurs commises lors de la dernière campagne électorale de son parti. Et il a un registre pour l'aider à les éviter.

« J’ai un petit livre sur les leçons de la campagne de 2014, qui n’était pas la meilleure campagne du Parti québécois. Une fois de temps en temps, je regarde pour être sûr qu’on ne fait les mêmes erreurs. Et, si possible, le contraire. C’est tout ce que je veux. Pourquoi? Parce qu’on a perdu », a-t-il admis.

Le chef péquiste a par ailleurs accédé à une demande formulée par Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), qui réclame une rencontre dans les 100 premiers jours de mandat du futur premier ministre, quel qu'il soit.

« Je crois que c’est une idée merveilleuse et je crois que cela devrait être une tradition. Je m’engage à rencontrer les Premières Nations et les Inuits dans les 100 premiers jours de mon gouvernement, bien sûr », a-t-il déclaré.

Le PQ ralentit la cadence après un début de campagne à un rythme effréné. Le parti n’a que deux activités prévues à son agenda dimanche. Après l’investiture de M. Lisée, c'est au tour de sa vice-cheffe Véronique Hivon de tenir la sienne dans sa circonscription de Joliette.

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