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Les Amputés de guerre soulignent 100 ans d'entraide

Deux jeunes, debout, discutent avec un troisième adolescent assis à une table dans une salle de conférence. Le jeune à droite porte une prothèse rouge à la place de son bras gauche.
Le jeune Kyle Nordick (debout, à droite) profite du séminaire de l'Association des Amputés de guerre pour retrouver ses amis et échanger avec d'autres jeunes. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des jeunes de toutes les provinces de l'Ouest participent au séminaire de l'Association des Amputés de guerre cette fin de semaine à Winnipeg. L'occasion de marquer les 100 ans de cet organisme de charité au pays.

L'événement, qui se déroule jusqu’à dimanche à l'hôtel Victoria Inn, est une occasion pour les enfants et leurs parents de se retrouver pour discuter et échanger sur leur réalité.

Les sujets abordés vont de la gestion du stress émotionnel lié au fait d'avoir un enfant amputé, aux avancées technologiques pour le développement de membres artificiels.

« J’aime voir mes amis [ici], c’est vraiment le fun. Et aussi enseigner aux plus jeunes amputés comment on peut les aider et changer leur vie. Parce que moi quand j’étais jeune, il y avait des plus vieux qui m'aidaient, alors je veux faire la même chose », commente Kyle Nordick, un jeune manitobain originaire de Sainte Agathe, qui s'implique au sein de l'organisme depuis son enfance. L’adolescent est né avec une amputation congénitale du bras.

Un jeune homme, casquette à l'envers, prothèse au bras gauche, assis, discute avec une animatrice de Radio-Canada.Kyle Nordick, en entrevue avec Radio-Canada Photo : Radio-Canada

« Venir à ces séminaires, voir d’autres jeunes qui ont la même amputation c’est très important », renchérit Kristian Hammerback, gradué du programme « Champ » de l’association, conférencier invité.

« C’est de parler à d'autres personnes qui ont déjà vécu ces expériences - par exemple : comment tu commences une nouvelle école, comment tu fais pour conduire, et quand tu vas avoir une blonde... »

Un anniversaire

C'est en 1918, à leur retour de la Première Guerre mondiale, que des anciens combattants amputés ont créé l'Association des Amputés de guerre afin de s'entraider. Depuis, le mandat de l’association s’est élargi et le groupe offre du soutien et des ressources à l'ensemble des personnes amputées, notamment les enfants.

Kristian Hammerback note que ce qui a vraiment changé, c’est la technologie. « Mon premier bras que j’avais c’était un "hook", et maintenant ils font des bras avec des doigts qui bougent. »

Un homme qui porte une chemise verte, souriant, en entrevue avec Radio-Canada.Kristian Hammerback était invité à venir parler de son expérience au séminaire à Winnipeg. Photo : Radio-Canada

L’association s’est aussi agrandie, remarque Kyle Nordick. « On a beaucoup plus de monde maintenant, parce que les autres amputés sont moins intimidés. »

Il note cependant qu’il y a toujours des enjeux de discrimination dans la société, même s’il y a du progrès sur le plan de la sensibilisation.

« Il y a toujours des personnes qui vont essayer de te dire que t’as pas le droit d’aller sur la patinoire parce que t’as juste un bras, qui vont te dire qu’ils sont supérieurs à toi parce que t’as juste un bras ou une jambe. Mais tu dois montrer que tu es égal à eux-autres, parce que la plupart du temps, on peut faire plus de choses qu'eux peuvent faire, parce qu’on a beaucoup plus de détermination. »

Avec les Amputés de guerre, Kyle Nordick dit vivre une vie « proche de normale ».

Avec des informations de Patricia Bitu Tshikudi

Manitoba

Jeunesse