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Le PQ veut favoriser la construction de serres sur le toit des immeubles urbains

Jean-François Lisée fait le tour d'un jardin communautaire dans le quartier Rosemont, où il a croisé un énorme plant de tomates.

Jean-François Lisée invite les promoteurs québécois à prévoir des toits plats dans leurs plans pour y aménager des serres urbaines.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le PQ favoriserait l'installation de serres sur le toit des nouveaux immeubles en milieu urbain s'il était porté au pouvoir, en donnant des rabais de taxes foncières de cinq ans aux propriétaires qui en installeraient.

Un texte de Yannick Donahue

« Au Parti québécois, nous souhaitons créer un réflexe "agriculture urbaine", particulièrement pour les nouvelles constructions. Nous inciterons les gens à aménager des serres sur les toits des édifices », a déclaré Jean-François Lisée lors d’un point de presse dans sa circonscription de Rosemont, à Montréal.

Le chef du Parti québécois s’inspire d’une mesure mise en place par la Ville de Montréal. Pour encourager les promoteurs à construire des immeubles dotés d’un toit vert, la Ville accorde un congé de taxes municipales, dans les cinq premières années, pour l’équivalent du coût supplémentaire encouru par l’installation d’une telle structure.

« Nous, on pense que c’est une très bonne idée, donc on va doubler la mise. On va dire : si vous êtes en train de construire un immeuble où il y a un coût supplémentaire pour faire le toit vert, nous allons doubler la mise de l’absence de taxes municipales à Montréal », affirme le chef péquiste.

Nous nous tournons vers toutes les villes du Québec, en leur disant que nous allons offrir aux constructeurs d’immeubles qui vont faire la même chose l’équivalent de ce qu’on donne à Montréal.

Une citation de : Jean-François Lisée

De plus, il encourage toutes les municipalités de la province à se doter d’un tel programme.

Selon lui, cette initiative aura de multiples bienfaits, comme favoriser la production de fruits et légumes en ville, encourager l’achat local, lutter contre les îlots de chaleur et réduire les gaz à effet de serre (GES).

Avec cette mesure, le Parti québécois vise particulièrement les gros projets d’immeubles commerciaux ou industriels, mais n’exclut pas pour autant ceux du secteur résidentiel. Ce projet s’adresse uniquement aux nouvelles constructions.

Non au cannabis à 21 ans

Par ailleurs, Jean-François Lisée a dénoncé la proposition de la Coalition avenir Québec (CAQ) de hausser à 21 ans l’âge légal pour se procurer du cannabis, jugeant cette mesure irresponsable.

La majorité du cannabis acheté au Québec aujourd’hui l’est par des gens âgés de 18 à 21 ans. Ils l’achètent du crime organisé. [...] La position de la CAQ est qu’ils devraient continuer à transiger avec le crime organisé pour acheter leur cannabis.

Une citation de : Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

« Ces gens devraient venir aux nouveaux magasins [de la Société québécoise du cannabis] et parler avec un représentant qui pourra vendre du cannabis contrôlé et leur remettre un pamphlet qui informe que ce produit est dommageable pour le cerveau. Je n’ai jamais entendu parler d’un trafiquant des Hells Angels donner un dépliant avertissant que la drogue était dommageable pour son cerveau. C’est cela, la différence », a-t-il expliqué.

Par contre, Jean-François Lisée a reconnu la dangerosité du produit, particulièrement sur le développement des jeunes.

« Il [François Legault] a raison, c’est dangereux, ça ne devrait pas arriver. Mais ça existe. Ce n’est pas parce que François Legault et plusieurs personnes, dont moi, pensent que personne avant 21 ans ne devrait consommer de cannabis que ça n'existe pas. […] La réalité, ce n’est pas ça », a-t-il déclaré.

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