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Des Canadiens manifestent en appui aux Rohingyas

Les manifestants soulignent que la violence contre les Rohingyas au Myanmar se perpétue depuis des décennies

Les manifestants soulignent que la violence contre les Rohingyas au Myanmar se perpétue depuis des décennies

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des rassemblements ont lieu partout dans le monde pour dénoncer la violence perpétrée par le Myanmar à l'égard des Rohingyas. Les manifestants rassemblés dans différentes villes canadiennes demandent au gouvernement fédéral d'intervenir.

Un texte de Philippe de Montigny

En un an, ils sont plus de 700 000 Rohingyas à avoir fui leur pays d’origine en raison de la violente répression des musulmans rohingyas par les forces armées birmanes et à s’être réfugiés dans des camps de la région de Cox’s Bazar, dans le sud-est du Bangladesh.

À l’occasion du premier anniversaire de leur exode du Myanmar, ces réfugiés ont également manifesté dans leur pays d’accueil, où la situation est jugée « intenable » par les autorités.

Des hommes tiennent une grande banderole.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une manifestation de réfugiés rohingyas au camp de Kutupalong

Photo : Reuters / Mohammad Ponir Hossain

« On veut de l’action pour régler ce problème parce que ça ne va jamais arrêter si ça continue comme ça avec le gouvernement là-bas. »

— Une citation de  Mohd Ayub Bin Mohd Farid, organisateur de la manifestation à Toronto

L’organisateur espère que cette « Journée commémorative du génocide des Rohingyas » permettra du même coup d’informer les Canadiens et de les sensibiliser aux atrocités perpétrées à l’autre bout du monde.

Malgré la pluie, des dizaines de manifestants se sont mobilisés à Toronto pour dénoncer la violence contre les RohingyasAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Malgré la pluie, des dizaines de manifestants se sont mobilisés à Toronto pour dénoncer la violence contre les Rohingyas

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Des dizaines de manifestants se sont mobilisés au cours de la journée à Toronto, Ottawa, Montréal, Vancouver, Kitchener et Halifax.

Des Canadiens manifestent en appui aux RohingyasAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des Canadiens manifestent en appui aux Rohingyas à Toronto

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Le directeur des communications de l’organisme Rohingya Human Rights Watch, qui compte parmi les manifestants réunis sur la colline du Parlement à Ottawa, souhaite que la communauté internationale aille à la source du problème. Cette source, c’est un gouvernement au Myanmar qui a entrepris un génocide contre le peuple rohingya, dit-il.

Nous voudrions que le gouvernement [canadien] déclare que ce qui s’est passé au peuple rohingya était un génocide et aussi travailler avec les autres pays du monde pour mettre en place des sanctions contre le gouvernement, fait-il valoir.

Un groupe de manifestants devant la tour de la Paix, sur la colline du Parlement, à Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées sur la colline du Parlement à Ottawa pour exhorter le gouvernement à intervenir.

Photo : Radio-Canada

Boe Rae, envoyé spécial du Canada au Myanmar, affirme que la résistance politique a ralenti l’intervention de la communauté internationale.

Le problème le plus sévère et le plus décourageant pour moi, c’est qu’il y a beaucoup de personnes au pouvoir qui refusent d’accepter que les Rohingyas sont un peuple , dit-il.

Pas un génocide, selon l’ONU

L’Organisation des Nations Unies, pour sa part, a qualifié ces actes de violence de « nettoyage ethnique » mais pas encore de « génocide », contrairement aux manifestants.

« Le nettoyage ethnique n’est pas un crime défini en droit international, contrairement au génocide. »

— Une citation de  Adama Dieng, conseiller spécial pour la prévention du génocide des Nations unies

Le [mot] "génocide," on ne peut l’utiliser ici aux Nations unies que lorsqu’un tribunal aura déterminé, à la suite d’une enquête et d’un procès, qu’un génocide ait été commis précise-t-il.

Le conseiller spécial exhorte le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies de lancer une commission d’enquête : Les auteurs des actes criminels qui ont été commis au Myanmar ne doivent pas s’en tirer aussi facilement dit-il.

Bob Rae affirme toutefois que le Conseil de sécurité de l'ONU est moins bien placé pour agir puisque la Chine et la Russie s’opposent généralement à l’intervention internationale. Il espère que l’Assemblée générale, elle, s’attaquera au problème lors de sa réunion en septembre.

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