•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Migrants bloqués en Italie : 16 malades pourront débarquer du bateau

Des migrants attendent de pouvoir débarquer du navire le Diciotti en août 2018.

L'Italie refuse l'accès à des centaines de migrants coincés sur un bateau accosté en Sicile depuis près d'une semaine.

Photo : Reuters / Antonio Parrinello

Radio-Canada

L'Italie a autorisé le débarquement de 16 des 150 migrants toujours à bord du Diciotti à l'issue d'examens des équipes médicales de la Croix-Rouge samedi. Le bateau est accosté à un port de Sicile depuis cinq jours.

Les 11 femmes et 5 hommes qui quitteront le bateau seront transportés dans un centre hospitalier. Deux de ces passagers pourraient être atteints de tuberculose.

Quant aux 134 migrants restants, un représentant de la Croix-Rouge a affirmé s'inquiéter de leur bien-être psychologique.

Certains des migrants ont refusé de manger depuis que le Diciotti a accosté en Italie afin de protester contre l’interdiction d’entrée au pays qui pèse contre eux.

Des médecins de la Croix-Rouge jouent avec des enfants sur la navire de migrants Diocitti en août 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

27 mineurs non-accompagnés ont pu débarquer du Diocitti la semaine dernière.

Photo : Reuters / Antonio Parrinello

Plus tôt cette semaine, une vingtaine de mineurs non accompagnés ont pu descendre du bateau tout comme 13 migrants gravement malades.

L’ONU en a assez

Samedi, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a pressé l’Italie et les États membres de l’Union européenne d’arriver à une entente quant à l’accueil des migrants du Diciotti.

Des personnes effrayées qui peuvent avoir besoin de protection internationale ne devraient pas être prises au piège dans un maelstrom politique.

Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés

Vendredi, l’Italie a posé un ultimatum aux pays européens, menaçant de cesser sa contribution financière à l’Union européenne si une entente n’était pas conclue d’ici la fin de la journée.

L’État refuse d’accepter davantage de migrants, tant et aussi longtemps que les autres pays de l’Union européenne ne s’engageront pas à se partager la charge.

Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur de l'Italie. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur de l'Italie.

Photo : Reuters / Tony Gentile

Les dix représentants des pays européens n’ont toutefois pas flanché. À l’issue d’une rencontre vendredi, aucun n’accord n’avait été conclu.

Les Nations unies demandent maintenant aux pays de s’entendre le plus rapidement possible afin que le « débarquement des migrants puisse se faire immédiatement ».

L’Italie impassible

Dans cette crise migratoire, l’Italie maintient fermement sa position, malgré les nombreuses critiques d’autres pays ou de groupes internes.

Le gouvernement populiste de Giuseppe Conte, élu à la tête du pays il y a trois mois, voit ces critiques comme un « badge d’honneur ».

Je suis complètement serein et je travaille, avec de bonnes perspectives de réussir, pour trouver une solution positive.

Matteo Salvini, ministre italien de l'Intérieur

Depuis 2014, plus de 650 000 migrants ont atteint les côtes de l’Italie.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

International