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Les solidaires s’opposent au projet du 3e lien entre Québec et Lévis

Gabriel Nadeau-Dubois entouré de candidats solidaires.

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois entouré de candidats de la région de Québec.

Photo : Radio-Canada / Camille Simard

Radio-Canada

Québec Solidaire (QS) réitère son opposition au 3e lien routier entre Québec et Lévis. S'il était porté au pouvoir, le parti mettrait au rancart le bureau de projet mis en place par les libéraux et investirait massivement dans le transport collectif.

Un texte de Charles D'Amboise et Yannick Donahue

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois estime qu'un troisième lien engorgerait davantage le réseau routier.

« La science nous dit que créer plus d’autoroutes, ça ne fonctionne pas. Si vous êtes tannés d'être dans le trafic, n'écoutez pas ceux qui vous disent que plus d'autoroutes, c'est moins de trafic », a-t-il déclaré.

Créer plus d’autoroutes, c’est une idée des vieux partis.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

Le parti souhaite aussi abolir les études de faisabilité du projet. « Prendre des millions de dollars d’argent public pour financer des résultats qu’on connaît déjà, c’est du gaspillage », a affirmé le co-porte-parole.

Québec solidaire, qui souhaite faire élire un premier candidat dans la région de Québec, se dit toutefois « bien conscient » des problèmes de congestion actuels.

Selon QS, la solution passe par une meilleure offre de transport en commun, en raccordant le projet de réseau structurant jusqu'à Lévis.

« On veut non seulement appuyer le maire Labeaume sur le projet de tramway, mais également l'étendre à la Rive-Sud », a déclaré Sol Zanetti, candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Jean-Lesage.

La formation de gauche interpelle aussi Régis Labeaume en affirmant que QS était le seul parti à défendre les transports en commun.

« On met tout dans le transport en commun. Plus de tramways, plus de voies réservées, plus de pistes cyclables », a-t-il poursuivi.

Le parti dévoilera au cours des prochains jours un plan bonifié de transports pour la région de Québec.

Transport en commun à moitié prix

Dans un premier mandat, le parti s'engage aussi à réduire de 50 % les tarifs de transport en commun dans les milieux urbains.

« Actuellement, le prix des transports collectifs est un obstacle au fait de [les] utiliser […] Ce qu’on veut, c’est que ça devienne un incitatif. Que le transport en commun soit tellement abordable qu’il n’y ait pas de bonnes raisons de ne pas le prendre », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois samedi matin.

À terme, le parti ne vise rien de moins que la gratuité des transports en commun.

Une « loi Airbnb »

Par ailleurs, Manon Massé s’est également engagée à encadrer les plateformes d'hébergement en ligne. Si Québec solidaire était porté au pouvoir, il ferait adopter une « loi Airbnb » afin de protéger le parc locatif, combattre la concurrence déloyale et assurer une équité fiscale.

Les milieux de vie où vivent les familles se sont fragilisés avec le temps, « parce qu’on a laissé les plateformes d’hébergement touristique se développer sans aucune règlementation », a-t-elle fait valoir au cours d’une conférence de presse tenue samedi matin dans Mercier, à Montréal.

« On est d’accord avec une économie de partage, mais pas une économie de partage dont les multinationales viennent se mettre le doigt dedans et soutirer tout ce qu’elles peuvent pour faire de l’argent », précise Mme Massé.

« À Québec solidaire, on pense qu’il faut mettre des balises parce que lorsque trop c’est trop, lorsque ça devient déloyal pour les autres dimensions de l’industrie touristique, lorsque ça devient une nuisance publique dans nos milieux de vie, alors je pense qu’il faut encadrer », répond Mme Massé.

Le parti a élaboré une série de propositions visant à encadrer les diverses plateformes d'hébergement touristique. Par exemple, il compte permettre aux occupants d’un logement de le louer pour un maximum de 60 jours par année avant de devoir acquérir une attestation pour en faire la location à plus long terme.

Il veut aussi s’assurer qu’une entreprise telle Airbnb fournisse à Revenu Québec des infos spécifiques au sujet de la transaction : le nombre de nuits réservées, l’adresse du logement, le nom de l’occupant, le prix demandé, etc. Le but : exiger Airbnb à percevoir des taxes du gouvernement.

Toutes les autres offres hôtelières perçoivent TPS, TVQ et TSH, la taxe sur l’hôtellerie. C’est important pour nous qu’il y ait une équité.

Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire

La formation politique de gauche va encore plus loin : elle souhaite rendre Airbnb et ses semblables imputables du contenu diffusé sur leur plateforme. « Il faut que Airbnb contribue à faire connaître la loi québécoise. […] Il y a des règles de vivre ensemble qu’on a ici au Québec et on veut rendre Airbnb imputable de cela », dit Mme Massé.

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