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Après Toronto et Montréal, la Ville de Québec veut un meilleur contrôle des armes à feu

Des armes d'assaut et de poing.
Diverses armes Photo: iStock

La Ville de Québec joint sa voix à celles de Toronto et Montréal pour réclamer un meilleur contrôle des armes à feu au Canada. Dans une résolution adoptée jeudi, le comité exécutif évoque le souvenir de l'attentat à la grande mosquée pour appuyer sa demande.

Un texte d'Alexandre Duval

« La Ville de Québec compatit à la douleur des victimes et de leurs familles et est solidaire des autres villes québécoises et canadiennes qui ont vécu des drames semblables », indique la résolution.

Les élus s'appuient aussi sur des statistiques qui font état d'une augmentation des crimes commis avec des armes à feu au Canada ces dernières années.

S'adressant au gouvernement fédéral, ils réclament ainsi que le gouvernement interdise la vente, la possession et l'utilisation d'armes d'assaut, d'armes semi-automatiques et d'armes de poing pour le grand public.

Les Forces armées canadiennes, les corps policiers, les adeptes de la chasse, les amateurs de tir sportif et les collectionneurs seraient toutefois exemptés.

Resserrer les critères

La Ville de Québec voudrait aussi que les critères pour l'obtention d'une arme à feu soient resserrés au pays, « afin d'empêcher les cas où des individus qui présentent des risques clairs ne soient autorisés à [en] posséder ».

Le 20 mars dernier, la gouvernement fédéral déposait en chambre le projet de loi C-71, qui prévoit notamment de meilleures vérifications des antécédents, un contrôle plus strict du transport des armes et une nouvelle méthode de classification des armes.

Depuis son dépôt, ce projet de loi a généré son lot de critiques, plusieurs observateurs affirmant qu'il ne va pas assez loin.

Le comité exécutif de la Ville de Québec souhaite maintenant obtenir l'appui du conseil municipal, afin qu'il se prononce comme l'ont déjà fait les conseils de Montréal et Toronto au cours des dernières semaines.

Les élus de Toronto ont adopté leur résolution dans la foulée de la fusillade de la rue Danforth, survenue le 22 juillet, dans laquelle ont péri une jeune femme et une fillette.

Le Centre culturel islamique satisfait

« J'étais tout heureux d'apprendre ça, ce matin, et de voir que le bon sens prend le dessus », s'est réjoui le président du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah.

En mai dernier, il s'était lui-même rendu à Ottawa avec deux survivants de l'attentat à la grande mosquée pour réclamer essentiellement les mêmes modifications à la loi.

On n'est pas contre les chasseurs. On est contre les armes d'assaut, les armes à plusieurs balles à la seconde, qui sont faites pour tuer des êtres humains.

Boufeldja Benabdallah, président du Centre culturel islamique de Québec
Le président du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja BenabdallahLe président du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah Photo : Radio-Canada

À son avis, les drames comme ceux de la grande mosquée, de Polytechnique, de la rue Danforth à Toronto ou plus récemment de Fredericton, doivent permettre de tirer des leçons.

« Profitons de ces malheurs qui nous ont touchés pour rectifier le tir, pour avoir un pays et des villes qui vivent dans la sérénité et la tranquillité. »

Politique