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Appel à réglementer les parcs de trampoline après un accident impliquant un enfant

Un cône et un ruban de sécurité installé sur un trampoline.

Des employés ont bloqué l'accès à la zone où est tombé le fils de Ravi Gill-Douglas.

Photo : Jamie McHardy

Radio-Canada

Une mère de Surrey demande au gouvernement de resserrer la réglementation entourant les parcs de trampoline après que son enfant de 3 ans soit tombé à travers les ressorts dans un centre d'amusement de Richmond samedi.

Ravi Gill-Douglas était au parc Extreme Air avec son fils pour participer à la fête d’un ami.

Le garçon était en train de sauter quand une fillette est accourue et a averti Mme Gill-Douglas que celui-ci était tombé à travers le trampoline. La mère a alors tenté de trouver son enfant, mais elle ne pouvait le voir.

J’ai arraché le velcro pour essayer de le voir. Il était pris en dessous.

Ravi Gill-Douglas, mère d'un garçon de 3 ans

Jamie McHardy, un ami de la famille qui était au centre pour la fête d’enfants, a réussi à atteindre le garçon et à le soulever à travers les ressorts du trampoline. Il estime que l’enfant a fait une chute de plus d’un mètre et demi.

« J’ai tendu mon bras à travers le trou, raconte M. McHardy. Il a dû se tortiller et se serrer les épaules pour réussir à passer à travers, mais j’ai réussi à le sortir de là. »

Ravi Gill-Douglas a ensuite amené son fils à l’écart pour le réconforter et un employé du parc l’a examiné. Le garçon tremblait et était en état de choc, selon sa mère.

« Ses yeux étaient dilatés, il a cessé de parler et il ne bougeait pas », dit-elle.

Une mère et son fils jouent avec des blocs et des petites autos.

Ravi Gill-Douglas et son fils de 3 ans sont restés à la maison toute la semaine après l'incident survenu dans un centre de trampoline de Richmond samedi.

Photo : Radio-Canada

Par précaution, l’enfant a été transporté en ambulance jusqu’à l’hôpital. Les médecins ont affirmé qu’il était correct, mais qu’il devrait être surveillé de près, indique Ravi Gill-Douglas.

Un courriel d'excuse envoyé aux parents

CBC a communiqué avec le centre de trampoline par téléphone et par courriel jeudi matin, mais l’avocat qui représente l’entreprise a répondu qu’aucune déclaration ne serait faite à CBC.

L’entreprise a toutefois transmis une déclaration à Postmedia.

« L’enfant était à un endroit où il n’aurait pas dû se trouver, mais il a rapidement été récupéré et n’a pas subi de blessure, indique la compagnie dans le communiqué. Notre équipe a réagi rapidement et nous sommes heureux que l’enfant soit en sécurité et qu’il ne soit pas blessé. »

Une lettre d’excuse signée par le vice-président des opérations du parc Extreme Air, Thomas McCullough, a été envoyée par courriel à Jamie McHardy et sa conjointe Sophia. « Je suis désolé pour cette expérience et pour le choc que vous avez dû vivre en tant que parents », peut-on lire dans le message.

Le courriel explique que l’entreprise procède à une inspection visuelle des installations chaque jour avant l’ouverture, en plus d’une deuxième inspection en soirée.

« Il a été déterminé que la seule explication à cet incident est que [les installations] ont été manipulées », est-il écrit.

Le courriel indique également que la compagnie a ajouté des filets de sécurité sous les ressorts des trampolines dans l’ensemble de ses centres d’amusement.

Appel à la réglementation

Ravi Gill-Douglas et la famille McHardy demandent au gouvernement de mettre en place des mesures pour réglementer les centres de trampoline.

Jamie McHardy dit avoir remarqué des trous à certains endroits où les ressorts étaient manquants ou mal alignés. Il estime que l'espace à travers lequel il a tiré le fils de Ravi Gill-Douglas était d’environ 930 centimètres carrés (1 pied carré), ce qu’il juge dangereux.

Des ressorts de trampoline.

Plusieurs ressorts étaient manquants ou mal placés, selon Jamie McHardy.

Photo : Jamie McHardy

« Il y a des trous entre les ressorts où, clairement, il est possible de tomber », dit-il.

Ravi Gill-Douglas affirme avoir tenté de communiquer avec les trois ordres de gouvernement depuis l’incident, mais dit n'avoir toujours pas eu de réponse.

Elle considère que ce type d’établissements devrait être soumis à des normes de sécurité pour avoir la permission d'exercer leurs activités.

« En tant que mère, je pense à ce qui aurait pu arriver si la fillette [qui est venue m’avertir] n’avait pas été là, dit-elle. Nous sommes chanceux. Je ne veux pas que cela arrive à quelqu’un d’autre, à un autre parent, un autre enfant. »

Technical Safety BC étudie la situation

Pour le moment, les centres de trampoline ne sont pas réglementés au Canada, mais l'organisme de sécurité technique provincial, Technical Safety BC, affirme être en train de réviser les normes qui s’appliquent aux parcs d’attractions afin de déterminer si d’autres activités devraient être encadrées par la Loi provinciale sur les normes de sécurité.

Plus tôt cette année, un homme est mort au même parc Extreme Air à Richmond.

« Les enjeux liés aux centres de trampolines seront sérieusement étudiés lors de notre examen », indique par courriel la chef des communications de Technical Safety BC, Laura McLeod.

L’organisme a demandé à un groupe d’experts d’étudier la question et de soumettre des recommandations à la province plus tard cette année.

L’Union des municipalités de la Colombie-Britannique doit aussi discuter d’une proposition sur les règles de sécurité encadrant les centres de trampolines lors de son congrès annuel, qui aura lieu en septembre à Whistler.

La proposition met l’accent sur l’augmentation du nombre de blessures survenues dans les parcs de trampoline et recommande à la province de mettre en place des normes qui seraient régies par Technical Safety BC.

Colombie-Britannique et Yukon

Accidents et catastrophes