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Le droit à la vie et Énergie Est au menu du congrès du Parti conservateur

Des militants conservateurs participant au congrès de leur formation à Halifax.

Des militants conservateurs participant au congrès de leur formation à Halifax.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Radio-Canada

Réunis en congrès à Halifax, en Nouvelle-Écosse, les militants conservateurs se pencheront samedi sur des dizaines de résolutions allant de la renégociation de l'Entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis au déménagement de l'ambassade canadienne en Israël, en passant par la relance d'Énergie Est ou le droit à la vie.

Un texte de Sophie-Hélène Lebeuf

Les milliers de militants conservateurs présents au congrès ont fait leur choix parmi les quelque 75 résolutions présentées par des associations de circonscription : près d'une trentaine seront débattues en atelier samedi.

La veille, le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a tenté de fouetter l'ardeur de ses troupes, écorchant le premier ministre libéral Justin Trudeau au passage.

La majorité des résolutions retenues sont en phase avec la vision du chef conservateur, âprement critiqué jeudi par le député démissionnaire Maxime Bernier.

C'est le cas de propositions comme celles visant à renégocier l’Entente sur les tiers pays sûrs avec les États-Unis afin d’« éliminer les lacunes relatives à l’entrée d’illégaux au Canada », appuyer la mise en place d’une déclaration de revenus unique pour les Québécois ou soutenir le projet de pipeline d'Énergie Est, pourtant abandonné par TransCanada en raison de l'opposition qu'il suscitait.

Thème cher aux conservateurs, l’élimination de la taxe sur le carbone, dont le gouvernement Trudeau prévoit la mise en place dès janvier 2019, sera elle aussi à l'étude. Deux provinces, l'Ontario et la Saskatchewan s'y opposent, mais l'Alberta pourrait se joindre à elles si le Parti conservateur uni de Jason Kenney prend le pouvoir l'an prochain.

Maxime Bernier ne renierait cependant pas certaines résolutions, dont celle visant « l’élimination de l’aide sociale corporatif [sic], des subventions et des paiements aux entreprises, et les investissements gouvernementaux dans les entreprises » ou diverses propositions visant à protéger la liberté d'expression.

Par contre, la résolution proposant de supprimer le système de la gestion de l'offre pour les produits laitiers et l'aviculture, un des chevaux de bataille du député de Beauce, n’a pas été retenue, n’ayant même pas été débattue.

Une autre proposition vise à éliminer les barrières commerciales interprovinciales dans le transport, le commerce, la main-d’œuvre et la circulation des capitaux, tandis qu’une autre vise spécifiquement le libre commerce de la bière, du vin et des spiritueux entre les provinces.

Le droit à la vie au cœur des débats

Plusieurs résolutions portant sur le droit à la vie, dont celle d’adopter une loi excluant « l’euthanasie et le suicide assisté (aide médicale à mourir) » et de soutenir le « droit de conscience » du personnel médical opposé à l’avortement ou au suicide assisté. Une autre s’oppose « à l’extension de l’euthanasie et du suicide assisté (aide médicale à mourir) aux mineurs, aux personnes non compétentes et aux personnes ayant des souffrances psychologiques ».

Le chef conservateur a déjà indiqué qu'il ne comptait pas rouvrir le débat sur l'avortement.

Une résolution préconise d'exclure « explicitement » l’avortement du programme sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants dans les pays bénéficiant d'une aide canadienne.

D'autres enjeux d'éthique seront à l'ordre du jour, comme la lutte contre la pornographie ou le cyberharcèlement des enfants.

Peu de résolutions touchent des enjeux de politique étrangère, mais les militants débattront notamment de l'occasion de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y déménager l'ambassade canadienne, comme l'ont fait les États-Unis.

Ils se pencheront aussi sur la possibilité de consacrer au moins 2 % du PIB à la Défense nationale, comme le préconise l'OTAN.

Les militants étudieront deux propositions visant à simplifier la Loi de l’impôt sur le revenu, dont l’une préconise un régime d’imposition plus bas plutôt que des déductions et crédits d’impôt.

Le chef conservateur n'est pas tenu d'inclure dans la plateforme électorale les résolutions qui seront adoptées. Andrew Scheer doit cependant se montrer à l'écoute des aspirations de la base s'il veut éviter qu'elle ne s'érode au profit de Maxime Bernier, qui a claqué la porte du Parti conservateur afin de créer une nouvelle formation.

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