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Après deux ans de voyage, une sonde américaine approche de l'astéroïde Bennu

Le vaisseau spatial Security-Regolith Explorer (OSIRIS-REx)

La sonde se trouve encore à 2,2 millions de km de l'astéroïde Bennu et s'en rapprochera dans les prochains mois.

Photo : Reuters / NASA

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'astéroïde de 500 mètres de diamètre est bien au rendez-vous! La sonde américaine OSIRIS-REx, lancée en septembre 2016, a pris son premier cliché du petit astéroïde Bennu, sur lequel elle doit récupérer des échantillons pour les rapporter sur Terre.

La NASA a annoncé la bonne nouvelle vendredi et diffusé les cinq premiers clichés pris par la sonde, montrant un point blanc sur un fond sidéral : Bennu, la cible de cette mission de 800 millions de dollars, qui doit permettre de rapporter en 2023 le plus grand nombre d'échantillons jamais prélevés sur un astéroïde.

La sonde se trouve encore à 2,2 millions de km de l'astéroïde Bennu et s'en rapprochera dans les prochains mois. En décembre, elle descendra à 7 km de la surface, puis le 31 décembre, elle se placera en orbite autour de l'astre, à environ 1,5 ou 2 km d'altitude, et une vitesse réduite de 18 km/h.

La sonde OSIRIS-REx de la NASA présentée dans un studio.
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OSIRIS-REx de la NASA

Photo : The Associated Press / Tim Shortt

Le prélèvement n'aura lieu qu'en 2020, après une fastidieuse période de mesures et de photographies. Car on ignore beaucoup de choses sur l'astéroïde : sa masse exacte et son champ gravitationnel.

Des paramètres qui influent sur le lieu et la façon dont la sonde devra s'approcher de la surface. Il faut aussi être certain qu'il n'y a pas de nuage de poussières ou de petit satellite naturel qui pourrait endommager la sonde.

On ne sait pas exactement de quoi est composée la surface qui est très sombre. La sonde prélèvera entre 60 g et 2 kg de matières. Pour y parvenir, elle ne se posera pas, mais étendra un bras d'environ trois mètres, qui collectera pendant cinq secondes ce qu'il peut, en fonction de la dureté de la roche.

Les échantillons seront ensuite mis à l'abri dans la sonde pour le voyage de retour, prévu en 2023.

Des sondes ont déjà rapporté des échantillons de vent solaire (Genesis, 2004), d'une comète (Stardust, 2006) et d'un astéroïde (Hayabusa, 2010). En ce moment, l'agence spatiale japonaise a une sonde, Hayabusa2, à proximité de l'astéroïde Ryugu, dont elle doit prélever des échantillons qu'elle ramènera sur Terre en 2020.

Et il y a les 382 kg de roches lunaires rapportées par les astronautes des missions Apollo de 1969 à 1972.

À quoi sert de rapporter des échantillons? Les astéroïdes sont composés des éléments de base des planètes et leur composition est un révélateur des débuts du système solaire.

Ensuite, la présence probable d'eau et de minéraux (mais lesquels?) pourrait un jour servir de réserves de carburants à de futurs explorateurs spatiaux.

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