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Skate Kitchen : un bon film, militant sans en avoir l’air

Des jeunes font de la planche à roulettes.

Rachelle Vinberg dans Skate Kitchen

Photo : Métropole films

Radio-Canada

CRITIQUE – L'univers des planchistes a déjà été abordé dans des films ou des documentaires, mais rarement en mettant la lumière sur les filles qui pratiquent ce sport. C'est ce que fait Skate Kitchen en racontant l'histoire d'une jeune planchiste de 18 ans de Long Island qui ne vit que pour rouler sur sa planche.

Camille, interprétée par Rachelle Vinberg, promet à sa mère de ne plus faire de planche à roulettes après un petit accident. Promesse qui ne sera pas tenue puisque la jeune fille continue à pratiquer le sport en secret. Elle rencontre un groupe de filles qui font de la planche et racontent leurs exploits sur Instagram sous le nom du collectif Skate Kitchen.

Il s'agit d'un groupe qui existe vraiment et qui alimente un compte Instagram au nom de Skate Kitchen. Les planchistes jouent leur propre rôle. La réalité n’est donc jamais très loin dans ce premier long métrage de fiction de Crystal Moselle, qui avait aussi réalisé le documentaire The Wolfpack sur des cinéphiles reclus dans un appartement de New York.

Skate Kitchen a déjà voyagé dans plusieurs festivals, dont le Sundance Film Festival et Fantasia. « Il s'inscrit vraiment dans ce courant de jeune cinéma indépendant américain, comme Dope ou Gimme The Loot, ces films qui cherchent à s'approprier un certain esprit de la rue », dit la critique de cinéma à Médium large Helen Faradji qui a beaucoup aimé le film.

Le film soulève la question de la place des femmes dans un sport principalement pratiqué par des hommes, mais cela ne semble pas en être l’objet principal.

Ce qui semble surtout préoccuper la réalisatrice, c'est le portrait de groupe, l'énergie de ces jeunes filles. […] Je trouve qu'il y a, dans ce portrait, quelque chose d'assez moderne, d'assez rafraîchissant.

Helen Faradji, critique de cinéma

Georges Privet est bien d'accord avec l'opinion de sa collègue sur ce long métrage : « C'est un film qui fait très plaisir, en particulier parce que c’est un film militant en quelque sorte, mais qui ne milite jamais ouvertement pour quoi que ce soit. Il milite pour l'épanouissement, pour la liberté, pour le mouvement, et il n'y a rien de plus cinématographique que le mouvement. »

Il ajoute que le spectateur est au cœur de l’action, avec les planchistes à New York. « C’est un film qui fait rêver. […] Avoir une jeune fille, je l’emmènerais le voir, elle triperait. »

Skate Kitchen, mettant en vedette Rachelle Vinberg, Jaden Smith et Dede Lovelace, vient de sortir en salle au Québec.

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