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Amnistie internationale craint pour la vie d'une diplomée de l'UBC détenue en Arabie saoudite

Une jeune diplômé devant des fleurs.

Loujain Al-Hathloul a étudié le français à l'Université de la Colombie-Britannique entre 2009 et 2014.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Amnistie internationale Canada s'inquiète du sort qui sera réservé à Loujain al-Hathloul, une diplômée de l'Université de la Colombie-Britannique détenue en Arabie saoudite, depuis que la peine de mort a été requise pour d'autres militants, dont une défenseure des droits des femmes, selon la chaîne télévisée Al-Jazira.

Parmi cinq activistes saoudiens risquant la peine de mort pour avoir protesté contre le régime se trouve la militante Israa Al-Ghomgham, qui risque d’être la première femme exécutée pour ses activités en faveur des droits de la personne.

Toute exécution est effroyable, mais demander la peine de mort pour des militants comme Israa al-Ghomgham, qui ne sont même pas accusés de comportement violent, est monstrueux.

Sarah Leah Whitson, directrice de Human Rights Watch au Moyen-Orient

Selon Amnistie internationale Canada, cette condamnation pourrait être appliquée à d’autres militantes actuellement en prison.

Chaque jour qui passe, notre préoccupation pour le bien-être de Loujain augmente.

Jackie Hansen, Amnestie internationale Canada.

Accusée de former un groupe voulant déstabiliser le régime à l’aide de financements étrangers, Loujain Al-Hathloul est détenue au Royaume depuis plus de 100 jours sans avoir le droit d'accéder à un avocat.

Mme Al-Hathloul a été arrêtée avec neuf autres militants saoudiens, le 15 mai, à peine un mois avant que le royaume n'eut prévu la levée de l’interdiction des femmes de conduire. En 2014, elle a été détenue pendant 70 jours après avoir tenté de traverser la frontière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite au volant d'une voiture et en diffusant son trajet en direct.

Relations saoudo-canadiennes tendues

Début août, le Royaume a arrêté Samar Badawi, une des premières signataires d’une pétition réclamant le droit pour les femmes de conduire et de pouvoir voter.

À ce moment-là, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, avait écrit sur Twitter qu'elle était « très alarmée » de savoir que Samar Badawi avait été emprisonnée.

En réplique aux critiques formulées par la ministre, l'Arabie saoudite avait annoncé l'expulsion de l'ambassadeur canadien et le retour au pays des Saoudiens étudiant au Canada.

Colombie-Britannique et Yukon

Relations internationales