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Boucar Diouf à la barre d'un tout nouveau spectacle qui vogue à flot

Boucar Diouf, sur scène avant son spectacle Magtogoek ou le chemin qui marche, au Monument national, à Montréal.

L'humoriste et conteur Boucar Diouf présente en tournée son nouveau spectacle.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans son nouveau spectacle, Magtogoek ou le chemin qui marche, Boucar Diouf se moque gentiment de nos travers avec beaucoup d'humour, d'intelligence et de finesse. Et jamais il ne nous mène en bateau puisqu'il le fait avec candeur et sensibilité.

Une critique de Martin Vanasse pour Les matins d'ici

Le public gatinois était visiblement ravi de renouer avec l’humoriste conteur qui accoste à Gatineau avec un spectacle présenté à guichets fermés.

Dans un décor tout simple évoquant un voilier, le capitaine Boucar Diouf s’amène sur scène en nous proposant une croisière sur le fleuve St-Laurent ou le Magtogoek, comme l’appelaient les Algonquins. Tout au long du spectacle il se servira du chemin d’eau tantôt comme métaphore, tantôt comme lien pour aborder les thèmes du couple, des adolescents, des autochtones et des climatosceptiques.

Pendant près de deux heures, sans jamais perdre le cap, il vogue avec l’histoire, la science, la géographie, la biologie et même la sexualité pour nous faire réfléchir sur la société et ses défauts. Le spectacle est un heureux mélange entre un cours didactique et un spectacle humoristique.

Avec ses anecdotes historiques ou scientifiques, l’enseignant Diouf n’est jamais bien loin. Il poussera même la chanson avec le public pour entonner « Un petit navire » et « Partons la mer est belle ».

Il n’hésite pas non plus à jouer d’autodérision et puiser dans sa propre expérience lorsqu’il est arrivé à Rimouski en 1991, depuis son Sénégal natal. Ce qui lui permet d’écorcher au passage les Christophe Colomb, Jacques Cartier et autres explorateurs qui se croyaient tout permis en débarquant ici.

« Quand Cartier est arrivé avec sa croix à Gaspé en 1534, on s’est demandé où il s’en allait avec son objet ostentatoire. Vite, il nous faut une charte ! »

— Une citation de  Boucar Diouf

Et c'est sans gêne qu'il se moque des expressions québécoises et autres parlures de ces gens qui l’ont accueilli à son arrivée il y a 27 ans. Et s'il se permet aussi plusieurs blagues sur l'anatomie sexuelle, il le fait toujours avec bon goût.

Si le thème de l’eau est omniprésent pendant tout le voyage, on retiendra aussi celui de la tolérance et de l’ouverture vers les autres. Boucar Diouf conclut le périple en rappelant l’importance de tendre la main et d’établir des ponts.

Arrivés à bon port, on quitte la salle de spectacle le sourire aux lèvres en se disant qu’heureusement, d’autres pourront monter à bord en novembre à Gatineau et en février à Orléans.

Avec ce nouveau spectacle, il ne reste plus qu’à souhaiter bon vent à Boucar!

  • Boucar Diouf présente son spectacle à guichets fermés les 24 et 25 août à la Salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau, et en supplémentaire le 18 novembre.
  • Il sera au Centre des arts Shenkman, à Orléans, le 22 et 23 février 2019.

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