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Le PQ veut faciliter l'achat des fournitures scolaires pour les parents d'élèves

Jean-François Lisée et Véronique Hivon entourés d'une jeune famille.
Le PQ croit que les parents gagneraient du temps et économiseraient de l'argent s'ils pouvaient obtenir directement des écoles cahiers, crayons et cartables au lieu de les acheter eux-mêmes. Photo: Radio-Canada / Jérôme Labbé
La Presse canadienne

Après les lunchs, les fournitures scolaires : un gouvernement péquiste faciliterait la vie des parents d'élèves en demandant à chaque école primaire et secondaire de leur offrir la possibilité d'obtenir directement cahiers, crayons et cartables.

Les parents ne seraient toutefois pas obligés d'adhérer à cette mesure.

En cette deuxième journée de campagne électorale, vendredi, le Parti québécois (PQ) a poursuivi son offensive pour séduire les familles, mais aussi les électeurs de Montréal et de ses couronnes nord et sud. Car après un début de journée dans la métropole, l'équipe s'est dirigée vers Chambly et Laval. Elle était aussi restée dans la grande région montréalaise la veille.

Et, pour une seconde journée de suite, la colorée caravane péquiste se rendait dans des circonscriptions qu'elle veut ravir à ses adversaires. Vendredi matin, l'annonce a été faite dans Gouin, détenue par Gabriel Nadeau-Dubois de Québec solidaire (QS), à qui le PQ dispute souvent le titre de parti des politiques prosociales. Les circonscriptions visitées en après-midi sont aux mains des libéraux.

« Comme [jeudi], on est dans des comtés qu'on veut prendre », a déclaré le chef péquiste Jean-François Lisée.

Alors que M. Lisée doit défendre l'importance de sa campagne dans une course qui semble se dessiner à deux entre la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral, il a souligné un sujet qui le distingue des caquistes : alors que ceux-ci veulent abolir les commissions scolaires, chères aux Québécois anglophones, le PQ promet, lui, de protéger leurs institutions et leurs droits.

« Je veux agrandir la liste des anglophones » qui votent pour le PQ, a déclaré Jean-François Lisée. Le chef de la formation qui veut réaliser l'indépendance du Québec ne s'attend toutefois pas à avoir un candidat qui va remplir le Centre Bell, a-t-il rapidement ajouté.

Les fournitures scolaires

Sur sa mesure concernant les fournitures scolaires, le parti juge l'offre des plus favorables. Car qui dit « achats regroupés dit moindres coûts », a-t-il fait valoir.

« C'est gagnant-gagnant. On produit des économies d'échelle », a commenté la vice-chef Véronique Hivon, présente à l'annonce, tout comme la candidate dans Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier.

Fini la pénible chasse au cartable bleu quand tous les magasins les ont vendus et les enfants qui réclament du matériel, plus cher, aux images de leurs films préférés.

Bref, les parents auront le choix entre s'inscrire au forfait « tout prêt », ou prendre les 100 $ actuellement offerts pour les fournitures scolaires et faire leurs achats eux-mêmes.

« C'est de plus en plus cher », s'est insurgé le chef, « à cause des compressions, de l'austérité libérale ».

Les écoles pourraient d'ailleurs se regrouper, notamment sous la forme de coopératives scolaires, afin d'offrir ce service aux parents.

Le PQ estime qu'il s'agit d'une mesure à coût nul qui donnera plus de temps aux parents.

Certaines écoles québécoises offrent d'ailleurs déjà ce service aux familles.

Ouverture de la part des commissions scolaires

Jointe par Radio-Canada, la porte-parole de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) s’est montrée ouverte à la proposition péquiste.

« C’est certain que les chèques de 100 $ distribués actuellement aux familles pour le remboursement des dépenses de matériel scolaire, on ne peut pas savoir si l’argent a servi pour acheter ce matériel-là… Alors, avec une mesure comme celle-là [la proposition du PQ], le résultat attendu serait plus certain », a estimé Caroline Lemieux, directrice des communications et des affaires publiques de la FCSQ. « Mais est-ce que, pour donner ce service-là, on aurait besoin de plus de ressources? Ça, il faudrait l’évaluer. Et puis, il faudrait aussi élargir le débat sur toute la question de la gratuité scolaire. »

La FCSQ est en effet échaudée par un recours collectif intenté par une mère de famille de Saguenay et dont le règlement à l’amiable s’est récemment conclu par le versement de plus de 150 millions de dollars aux parents touchés. La plaignante reprochait aux commissions scolaires d’imposer des frais illégaux aux parents, contrevenant ainsi au principe de la gratuité scolaire, enchâssée dans la loi québécoise.

La Fédération a par ailleurs invité des représentants des quatre grands partis politiques québécois à son conseil général, demain matin, au Château Laurier de Québec. Le PLQ, le PQ, la CAQ et QS y présenteront tour à tour leurs engagements en matière d’éducation. « Mais ce ne sera pas un débat », précise Mme Lemieux.

Mercredi, la veille du déclenchement de l'élection, le PQ avait fait l'annonce d'un service de repas dans les écoles, disant vouloir « libérer les parents des lunchs ».

De gauche à droite, Valérie Plante, Philippe Couillard, Sophie Grégoire-Trudeau et Justin Trudeau.Plusieurs personnalités publiques ont participé au défilé de la Fierté, dont la mairesse de Montréal Valérie Plante, le premier ministre du Québec Philippe Couillard, Sophie Trudeau-Grégoire et le premier ministre canadien Justin Trudeau. Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Legault absent à la Fierté

L'équipe du chef péquiste est allée à la rencontre de Michelle Blanc, candidate dans la circonscription de Mercier, détenue depuis 10 ans par le cofondateur de QS, Amir Khadir. Il ne se représente toutefois pas.

La colorée candidate s'est réjouie d'avoir « une équipe à tomber sur le cul » pour cette élection.

Mme Blanc, transsexuelle, s'est aussi dite déçue que le chef caquiste n'ait jamais participé au défilé de la Fierté, contrairement au chef libéral Phillipe Couillard et à M. Lisée, présents dans de nombreux événements LGBT. La première chef de gouvernement québécois à y être allée était Pauline Marois, a souligné la candidate.

Tout le monde ne peut pas être partout tout le temps. Maintenant, ce qui me dérange, ce n'est pas qu'il ne soit pas allé au défilé cette année, c'est qu'il ne soit jamais venu au défilé de la Fierté.

Michelle Blanc, candidate péquiste dans Mercier

Elle a souligné avoir des relations très cordiales avec le chef caquiste.

« Je ne pense pas qu'il soit une personne homophobe, par contre. Je me questionne pourquoi il n'a jamais eu un intérêt à être présent aux événements de la communauté LGBT , a-t-elle dit en réponse à une question d'une journaliste.

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