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Le patron du tabloïd National Enquirer coopère avec les enquêteurs sur Trump

Plusieurs journaux dans un kiosque, dont un numéro du National Enquirer sur lequel Trump fait la manchette.

En 2010, à la demande de Michael Cohen, le National Enquirer a commencé à promouvoir une candidature potentielle à la présidence de Trump, renvoyant les lecteurs à un site pro-Trump que M. Cohen a aidé à créer.

Photo : The Associated Press / Mary Altaffer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des procureurs fédéraux ont garanti à David Pecker, PDG du groupe de presse AMI qui publie le journal à scandales National Enquirer, « l'immunité pour leur avoir donné des informations sur Michael Cohen et le président » Donald Trump.

Dylan Howard, le directeur du contenu de la société, a également obtenu l’immunité.

L’information a d’abord été dévoilée par le Wall Street Journal puis confirmée par le New York Times, s'appuyant sur une personne proche de l'enquête.

L'ancien avocat personnel de M. Trump, Michael Cohen, avait affirmé mardi sous serment avoir acheté, à la demande du milliardaire, le silence de deux maîtresses présumées de ce dernier afin de ne pas compromettre ses chances de l'emporter lors de la présidentielle de 2016.

L'information offerte aux procureurs par MM. Pecker et Howard n'est pas connue. On sait cependant que le National Enquirer, proche de Donald Trump, avait acheté peu avant l'exclusivité du récit de l'une des deux femmes, la playmate Karen McDougal, pour 150 000 $.

Dans un enregistrement audio, publié en juillet par Michael Cohen, on entend ce dernier et Donald Trump discuter de l'éventualité de racheter l'histoire au National Enquirer, par crainte qu'elle ne tombe dans d'autres mains que celles de M. Pecker.

Selon un ancien journaliste du National Enquirer, ses patrons avaient l'habitude de récolter les secrets embarrassants de certaines célébrités en vue d'éventuels échanges de faveurs.

L’avocat du groupe de presse, Cameron Stracher, a cependant déclaré dans une lettre obtenue par l'Associated Press que toute hypothèse suggérant que le journal a tenté « d’extorquer » de l’argent au président des États-Unis est « scandaleuse » et « offensante ».

Un homme tient un micro en main.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

David Pecker, lors d'un événement en 2014.

Photo : The Associated Press / Marion Curtis

Pro-Trump, anti-Clinton

En 2010, à la demande de Michael Cohen, le National Enquirer a commencé à faire campagne pour une éventuelle candidature de Trump à la présidence, renvoyant les lecteurs à un site pro-Trump que M.Cohen a aidé à créer.

D'un autre côté, le journal publiait des histoires négatives sur les autres candidats, y compris Hillary Clinton. L'une des premières pages du National Enquirer de 2015 titrait « Hillary: 6 Months to Live » et était accompagnée d'une photo de la candidate démocrate la mine morose et des cernes.

Mardi, Michael Cohen a plaidé coupable devant un juge fédéral de Manhattan pour fraude fiscale et bancaire et pour violation des lois sur le financement des campagnes électorales.

Il a alors reconnu avoir versé 130 000 $ et 150 000 $ à l'actrice porno Stormy Daniels et à la playmate Karen McDougal en échange de leur silence. Ces liaisons supposées remontent au milieu des années 2000.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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