•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

CAQ : la Santé à deux ministres, dont un délégué à la petite enfance

Lionel Carmant

«Il faut qu’on remette les enfants au cœur du service», a déclaré le Dr Lionel Carmant lors de l'annonce de sa candidature dans Taillon en juin.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans les derniers jours, le chef de la Coalition avenir Québec s'est fait évasif sur ce qu'il entend faire du poste de ministre de la Santé dans l'éventualité où son parti formerait le prochain gouvernement. Radio-Canada a appris que François Legault créerait un ministère à deux têtes, qui inclurait le neurologue Lionel Carmant à titre de délégué à la petite enfance.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

La perte de la candidature de la directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Québec, Gertrude Bourdon, a provoqué de la déception dans les rangs caquistes. François Legault ne s'en cache pas; il aurait souhaité avoir Mme Bourdon comme potentielle ministre de la Santé, le « plus grand défi de gestion au Québec ».

À son avis, le titulaire de ce poste doit donc être un ou une gestionnaire de haut niveau et non pas un médecin, ce qui exclut d’emblée le Dr Carmant, médecin au CHU Sainte-Justine devenu candidat dans Taillon. Il « n'a pas d'expérience comme gestionnaire, a admis François Legault mercredi, mais peut-être qu'il pourrait en prendre avec des responsabilités un peu limitées ».

Un ministre délégué

Aux questions visant à savoir qui pourrait combler ce rôle, François Legault répète que son objectif est avant tout de « gagner les élections ».

Un scénario se dessine toutefois tranquillement quant au mode de gouvernance en Santé, selon nos informations. Le portefeuille serait ainsi géré par deux ministres, un « grand gestionnaire » et un second, délégué notamment à la petite enfance.

L'idée serait par exemple d'assurer la fluidité du parcours chez les enfants qui ont des difficultés d'apprentissage entre les réseaux de la santé et de l’éducation.

La personne toute désignée serait Lionel Carmant, reconnu pour sa spécialisation en neurologie pédiatrique. En mêlée de presse, jeudi, il a laissé sous-entendre ses espoirs en ce sens.

Il y a des sujets que j’ai à cœur et que je veux porter à fruits. Un, c’est le devenir des enfants et l’accès aux soins. […] Je n’ai jamais demandé d’être ministre de la Santé, on n’a jamais discuté de cette possibilité.

Le Dr Lionel Carmant, candidat de la Coalition avenir Québec dans Taillon

Une deuxième tête aux mandats divers

La création d’un poste de ministre délégué – fonction dépourvue d’un portefeuille – est une pratique courante dans les gouvernements. D’ailleurs, celui du ministère de la Santé a souvent changé de vocation.

Dans le dernier Conseil des ministres libéral de Jean Charest, jusqu’en 2012, Yves Bolduc avait la fonction de ministre de la Santé et des Services sociaux. Lise Thériault, puis Dominique Vien ont pour leur part occupé la fonction de ministre déléguée aux Services sociaux.

Réjean Hébert était ministre de la Santé et des Services sociaux ainsi que ministre responsable des Aînés dans le gouvernement péquiste qui a suivi, alors que Véronique Hivon portait le titre de ministre déléguée à la Santé publique et à la Protection de la jeunesse.

Difficile de savoir ce qu'il adviendrait de l’actuel poste de ministre délégué à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie. Sa titulaire, Lucie Charlebois, a bataillé ferme au cours de la dernière année afin de mettre en place la loi visant à encadrer la consommation du cannabis.

Politique provinciale

Politique