•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les exportations de pétrole par train battent un record

Plan large de la locomotive qui approche.

Un train du chemin de fer Canadien Pacifique, près de Canmore, en Alberta

Photo : Reuters / Todd Korol

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les exportations de pétrole par train de l'Alberta vers les États-Unis ont atteint un record au pays cet été, indiquent les dernières données de l'Office national de l'énergie.

Un texte de Stéphanie Rousseau

En mai, la quantité de pétrole exportée par train a dépassé 979 274 mètres cubes, le plus haut niveau jamais enregistré. En juin, la quantité transportée a dépassé le cap des 200 000 barils par jour, se chiffrant à 204 558.

Selon plusieurs analystes, c’est la différence de prix entre le pétrole lourd albertain et le pétrole léger américain qui explique cette augmentation.

« Typiquement, le prix du Western Canadian Select devrait s’échanger à environ 12 $ de moins le baril que le WTI pour tenir compte de la différence de la qualité pour les raffineurs. Actuellement, la différence est d’environ 30 $ le baril », dit le chercheur associé à l’École des politiques publiques de l'Université de Calgary, Richard Masson.

Les compagnies peuvent transporter un baril par train jusqu’au Texas pour environ 20 $ par baril, Alors beaucoup choisissent d’exporter par train pour profiter de la différence de prix.

Richard Masson, chercheur associé à l’École des politiques publiques de l'Université de Calgary

Envoyer le pétrole par train devient rentable, même si le coût est plus élevé que le transport par pipeline. Comme l'Alberta produit plus, mais manque de pipeline pour exporter son produit, le prix du pétrole albertain, fixé par l’indice du Western Canadian Select, s’échange à plus faible prix sur le marché.

« En Alberta, beaucoup des projets ont été lancés quand les prix étaient élevés et arrivent à complétion, ajoute Jean-Thomas Bernard, professeur auxiliaire au Département de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Cela fait que l’Alberta produit de plus en plus, mais n’a pas de capacité pour exporter. »

La fin des travaux de la Ligne 3 d'Enbridge, prévue en 2019, pourrait offrir de nouveaux débouchés aux producteurs, mais les analystes s’entendent pour dire qu’il faudrait d’autres pipelines pour inverser la tendance.

« Les projets en Alberta arrivent à leur pleine production. Le pétrole doit sortir vers les marchés et le seul moyen pour l’instant est par train. Je m’attends à ce que les niveaux continuent d’augmenter au cours des deux ou trois prochaines années et atteignent au moins 400 000 barils de pétrole transportés par jour », affirme Richard Masson.

L’industrie fonde aussi beaucoup d’espoir sur l’entrée en fonction des pipelines Keystone XL et Trans Mountain.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !