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Un syndicat veut qu’Ottawa rachète la Commission canadienne du blé

Des épis de blé.
La Commission canadienne du blé appartient en partie à des intérêts saoudiens. Photo: Radio-Canada/Denis Babin
Radio-Canada

Un syndicat représentant des employés du port de Churchill, dans le nord du Manitoba, demande au gouvernement fédéral de racheter la Commission canadienne du blé (CCB), qui appartient en partie à un consortium saoudien, à la lumières d'une récente querelle diplomatique entre les deux pays.

Le président de l’Union canadienne des employés du transport (UCET), Dave Clark, affirme que la décision de l’Arabie saoudite de cesser d’acheter le blé et l’orge canadiens démontre que le consortium n’est pas en mesure de favoriser les intérêts des fermiers canadiens.

Ce mois-ci, l’Arabie saoudite a suspendu ses relations diplomatiques avec le Canada en réponse à une série de messages critiquant l’arrestation de militants pour les droits de la personne publiés par Ottawa sur le réseau Twitter.

Dans la foulée, le royaume saoudien a aussi expulsé l’ambassadeur canadien et a ordonné à ses ressortissants inscrits dans des universités canadiennes de quitter le pays.

Dave Clark dénonce le fait qu’un « actif aussi important » que la CCB « soit géré par des intérêts étrangers », une situation « qui devrait cesser immédiatement ».

En avril 2015, le gouvernement fédéral avait annoncé l’achat de 50,1 % des actions de la CCB par G3 Global Grain Group, un consortium contrôlé en partie par des intérêts saoudiens.

Les 49 % des actions restants devaient être conservés dans une fiducie destinée aux fermiers qui livrent leurs grains à la CCB, mais pouvait aussi être achetés par G3. Le gouvernement Harper avait insisté pour privatiser la CCB, qui détenait le monopole de la vente de blé au pays depuis 1935.

G3 Global Grain Group est un partenariat commercial entre Bunge Canada, une succursale de l'entreprise agroalimentaire Bunge Limited, et SALIC Canada limitée, la branche canadienne de l’entreprise saoudienne Saudi Agricultural and Livestock Investment Company.

L’UCET indique que, depuis la vente de la CCB, la communauté et les travailleurs du port de Churchill ressentent les effets de la réduction du volume des grains qui transitent par le port.

Avec les informations de La Presse canadienne

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