•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Affichage préélectoral : les syndicats FTQ consulteront les tribunaux

Une affiche montrant un visage formé de la moitié des visages de François Legault, de la CAQ, et de Philippe Couillard, du PLQ.

Plus de 400 pancartes antilibérales et anticaquistes sous le thème « C'est du pareil au même... On mérite mieux » ont été installées à Sherbrooke cet été.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La coalition de six syndicats de la FTQ remonte au front; elle demandera à un tribunal de clarifier la question du droit à l'affichage d'opinion hors des campagnes électorales.

La Presse canadienne a appris qu'elle déposera le 4 septembre une requête pour jugement déclaratoire afin que la Cour supérieure statue sur le fond de la question, à savoir le droit à l'affichage d'opinion.

À la mi-août, la coalition de syndicats de la FTQ avait été déboutée, mais au stade de l'injonction interlocutoire provisoire, où l'on plaide habituellement l'urgence d'intervenir, vu le préjudice sérieux que l'on craint de subir.

La coalition demandait alors au tribunal d'ordonner à la Ville de Québec de cesser d'enlever ses affiches préélectorales sur les poteaux d'utilité publique.

On y voit un visage, formé par la moitié gauche du visage du chef libéral Philippe Couillard et par la moitié droite du visage du chef caquiste François Legault avec les slogans « du pareil au même » ou « on mérite mieux ».

Succès inespéré

D'ailleurs, cette campagne d'affichage préélectorale a plus que jamais fait parler d'elle, notamment parce qu'elle a été contestée, non seulement par la Ville de Québec, mais aussi à Sherbrooke, où les syndicats ont reçu une amende.

Elle a atteint un degré de notoriété inespéré, a indiqué Marc Ranger, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), au cours d'une entrevue jeudi.

Le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, Marc Ranger.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, Marc Ranger.

Photo : La Presse canadienne / PC/Jacques Boissinot

La coalition a même commandé un sondage Crop, qui lui a révélé que dans les 14 circonscriptions qu'elle avait ciblées, 78 % des gens avaient eu connaissance de cette campagne.

On est mauditement fiers.

Marc Ranger, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique

« On est très contents. On voulait innover un peu. Le moyen d'affiche préélectorale, pour nous, c'est un clin d'œil, une nouvelle approche », puisque l'affichage est fait sciemment avant la campagne proprement dite. Pendant la campagne, ce sont les partis qui font de l'affichage et non les tiers.

Droit d'expression des syndicats

Aussi, M. Ranger se dit particulièrement satisfait d'une donnée du sondage, mené auprès de 2032 répondants : « alors qu'on se fait dire que les syndicats n'ont pas d'affaire à se mêler de politique, 65 % des gens sondés, à la grandeur du Québec, 65 %, disent que les syndicats ont affaire à se mêler des grands enjeux comme ceux-là ».

La campagne a coûté 200 000 $ aux six grands syndicats de la FTQ, qui représentent ensemble 270 000 membres, soit moins de 1 $ par membre, a noté M. Ranger.

Les six grands syndicats de la FTQ concernés sont, en plus du SCFP, le Syndicat des métallos, l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA), le Syndicat québécois des employés de service (SQEES) et le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB).

La FTQ compte plus de 600 000 membres.

À Sherbrooke, la Ville a imposé des amendes de 2500 $ à chacun des syndicats, rapporte M. Ranger. Dans ce cas, il espère encore parvenir à s'entendre avec la Ville.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !