•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Ville de Prince Albert veut un nouveau centre scolaire communautaire fransaskois

La façade extérieure de l'établissement scolaire.

Les francophones de Prince Albert restent attachés à l'idée un centre scolaire communautaire, selon Michel Dubé.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le maire de Prince Albert, Greg Dionne, a écrit une lettre à la Société canadienne-française de Prince Albert, le 8 août, pour soutenir le projet d'un nouveau centre scolaire communautaire fransaskois sur son territoire. Un emplacement serait déjà envisagé pour accueillir la nouvelle construction.

Greg Dionne encourage les gouvernements provincial et fédéral à avancer ensemble pour créer un nouveau centre scolaire communautaire dans sa ville, en remplacement de l'École Valois.

Le président de la Société canadienne-française de Prince Albert (SCFPA), Michel Dubé, milite depuis de nombreuses années pour ce projet. Il affirme que le terrain retenu par la Ville près de l'École Carlton Comprehensive est déjà intégré au plan de développement urbain.

C’est un appui politique que les ordres du gouvernement fédéral et provincial doivent considérer.

Michel Dubé, président de la Société canadienne-française de Prince Albert

Michel Dubé qualifie cet appui de très important. Il assure que la Ville espère que les gouvernements provincial et fédéral financeront ensemble ce projet, qui est également soutenu par le Conseil des écoles fransaskoises.

C’est un levier important qui devrait encourager tous les partenaires à s'asseoir ensemble.

Michel Dubé, président de la Société canadienne-française de Prince Albert

Le président de la SCFPA affirme que la Ville de Prince Albert est prête à négocier avec les bailleurs de fonds pour un échange de terrain. Il soutient que l’École Valois se situe actuellement dans le quartier le plus dangereux de la ville du point de vue de la criminalité.

De plus, Michel Dubé dit que la visite du ministre provincial de l’Éducation en juin dernier a permis d’attester de la vétusté des locaux. Le président de la SCFPA est convaincu que le ministre a vu « l’urgence de la situation », qui trouve aussi sa source dans le manque d’espace et d’installations adéquates.

Répondre aux besoins sans perdre son investissement

Malgré les critiques sur son emplacement, l’ancienneté du bâtiment et son aménagement inapproprié, l’école Valois fait face à une fréquentation importante.

La SCFPA a dû céder ses locaux en 2013 pour faire de la place au nombre croissant d’élèves. Michel Dubé affirme que les projections démographiques du Conseil des écoles fransaskoises maintiennent une augmentation des besoins dans les années à venir.

La construction d’un nouveau complexe est donc justifiée, selon lui.

Le président de la SCFPA souhaite cependant que l’investissement de la communauté dans l’actuel centre scolaire communautaire ne soit pas perdu. Il estime que cela représente plus de 1 million de dollars en 10 ans.

Le concept [de centre scolaire communautaire] est encore une priorité pour toute la communauté.

Michel Dubé, président de la Société canadienne-française de Prince Albert

La lettre a été rédigée à la demande de la SCFPA, pour faire suite aux nombreux échanges qu’elle a eus à ce sujet avec la Ville.

Elle sera soumise au conseil d'administration de l'organisme lors de sa prochaine rencontre, le 10 septembre.

Le CEF se réjouit

Pour le directeur général aux affaires du Conseil des écoles fransaskoises, l'appui de la Ville de Prince Albert est une bonne nouvelle. Ronald Ajavon rappelle que la priorité reste d'offrir un environnement adéquat pour les élèves.

On apprécie énormément l'intervention du maire Dionne.

Ronald Ajavon

Il ajoute que ce n'est pas la première fois que le CEF coopère avec des élus locaux, mais il admet que le geste de Greg Dionne arrive au bon moment.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Éducation