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Le PQ oppose son honnêteté à l'austérité, qu'elle soit libérale ou caquiste

M. Lisée et Mme Hivon serrent des mains devant les caméras.

Le chef péquiste Jean-François Lisée et sa vice-chef Véronique Hivon à leur descente de l'autocar de leur parti à Mont-Saint-Hilaire.

Photo : Radio-Canada / Hugo Lavallée

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Troisième dans les intentions de vote selon les récents sondages, le Parti québécois s'est lancé dans l'arène électorale en se présentant comme le parti de la vérité, des convictions et de la proximité, et en dépeignant ses principaux adversaires comme des adeptes de l'austérité interchangeables.

Un texte de Bernard Barbeau

Le chef péquiste Jean-François Lisée a amorcé sa longue tournée jeudi matin à Mont-Saint-Hilaire, en Montérégie, dans la circonscription de Borduas, détenue par la Coalition avenir Québec (CAQ), formation qui s’élance en tête, toujours d’après les derniers sondages.

« Nous faisons le choix de la vérité », a clamé M. Lisée, en accusant ses adversaires de mentir aux Québécois.

Les libéraux font semblant qu’il n’y a eu aucune coupure. Personne ne les croit. Les caquistes font semblant qu’ils peuvent couper les taxes sans couper les services. Personne ne devrait les croire. Car si vous avez détesté l’austérité libérale, vous allez détester l’austérité caquiste.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

« Depuis quatre ans, le gouvernement libéral a sérieusement affaibli les services rendus aux aînés, aux enfants en difficulté, aux régions du Québec, a déploré le leader souverainiste. Il a construit ses surplus budgétaires sur le dos de dizaines de milliers de citoyens vulnérables, qui en ont souffert quotidiennement dans leurs écoles, dans leurs CHSLD, dans leur chez-soi. Les libéraux laissent derrière eux une épidémie d’épuisement professionnel chez les infirmières, chez les préposés et chez les enseignants. »

« J’ai été profondément révolté par le manque de compassion du gouvernement libéral envers la réelle misère humaine qu’il a créée », a-t-il poursuivi.

Plan rapproché des deux chefs péquistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Véronique Hivon (au centre) et Jean-Francois Lisée (à droite), entourés de membres de leur équipe.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Rétablir les ponts avec la population

La vice-chef péquiste, Véronique Hivon, a souligné que sa formation est « habitée par cette urgence de rebâtir le lien de confiance qui est trop effrité entre la population, ses élus et ses institutions démocratiques ».

« Pour y arriver, il faut changer de gouvernement, oui, mais il faut aussi changer l’exercice de la politique au Québec, a-t-elle déclaré.

Des convictions, de la proximité, de la transparence, du sérieux, de la crédibilité : c’est ce que nous allons vous proposer. Nous allons toujours vous donner l’heure juste. Pas de fausses promesses, pas de raccourcis.

Véronique Hivon, vice-chef du Parti québécois

Candidate dans Joliette, Mme Hivon a souligné que l’équipe péquiste était composée de « gens intègres, fiers, des gens qui sont là par conviction. Et ça, c’est bon et ça fait du bien. »

La différence entre la CAQ et le PLQ

Jean-François Lisée s’en est pris à l’idée répandue voulant que la seule alternative viable au Parti libéral, présentement, soit la CAQ.

La victoire de la caquiste Geneviève Guilbaut dans Louis-Hébert, à l'occasion de l'élection complémentaire d'octobre 2017, avait fortement contribué à donner cette impression.

M. Lisée a noté que plusieurs ministres et députés libéraux sortants avaient été membres de la CAQ ou du parti qui l'a précédée, l’Action démocratique du Québec (ADQ), et que plusieurs actuels candidats avaient valsé entre la CAQ et le PLQ avant de choisir l’un ou l’autre.

Si c’est pour avoir les mêmes candidats que les libéraux, les mêmes politiques que les libéraux, vous n’êtes pas plus avancés. C’est quoi la différence entre la CAQ et le Parti libéral? Non mais sérieusement, je vous pose la question parce que je la vois de moins en moins.

Jean-François Lisée, chef du Parti québécois

M. Lisée a également insisté sur le fait que certains membres influents de l’équipe de François Legault avaient travaillé avec l’ancien premier ministre fédéral conservateur fédéral Stephen Harper, auquel les Québécois et l’ensemble des Canadiens ont préféré Justin Trudeau et ses libéraux, il y a quelques années.

« Si vous vouliez vous débarrasser de Stephen Harper en 2015, vous ne voulez pas élire François Legault », a-t-il laissé tomber.

Après Borduas, le coloré autocar péquiste s'est rendu dans la nouvelle circonscription montréalaise de Maurice-Richard (anciennement Crémazie). Il devait se rendre ensuite à Mascouche, dans Masson, dans Lanaudière, et enfin à Sainte-Sophie, dans Prévost, dans les Laurentides, où son candidat vedette Paul Saint-Pierre Plamondon affronte l'ex-ministre libérale Marguerite Blais, passée à la CAQ.

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