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Quatre soldats canadiens de la Grande Guerre inhumés en France

Des gens déposent une gerbe de fleurs devant une tombe.

Des descendants des quatre soldats canadiens tués en France en 1917 ont participé à la cérémonie symbolique.

Photo : Reuters / Christian Hartmann

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quatre soldats canadiens tombés dans le nord de la France lors de la Première Guerre mondiale et demeurés un siècle sans sépulture ont été enterrés avec les honneurs jeudi, en présence de leurs descendants, dans un cimetière militaire britannique.

« Le fait qu'on honore leur mémoire, cent ans après [...], c'est bouleversant », a confié à l'AFP Dolores Adams, 80 ans. Émue aux larmes, cette Américaine originaire de Seattle a fait le voyage à Loos-en-Gohelle, petite ville du nord de la France, pour assister aux obsèques de son aïeul William Del Donogan, tué à 20 ans.

Comme Henry Edmonds Priddle (mort à 33 ans), John Henry Thomas (28 ans) et Archibald Wilson (25 ans), qui reposent désormais à ses côtés, le soldat Donogan était porté disparu depuis août 1917, date de combats acharnés pour reprendre aux troupes allemandes la côte 70, une colline surplombant la ville de Lens.

Cette offensive, menée par les troupes canadiennes entre le 15 et le 25 août, avait fait plus de 10 000 morts et blessés dans leurs rangs, dont plus de 1300 sans sépulture connue.

Restes retrouvés récemment

Les restes des quatre soldats, mis en terre lors d'une cérémonie très solennelle organisée par les Forces armées canadiennes, ont été retrouvés entre 2010 et 2016 lors d'opérations de destruction d'anciennes munitions et d'un chantier de construction aux environs de Lens.

Les services du ministère canadien de la Défense sont parvenus à les identifier en octobre dernier en combinant analyse anthropologique médico-légale, recherche historique et analyse génétique (ADN).

Ces découvertes de dépouilles souvent enterrées à la hâte à proximité des tranchées ou ensevelies par un tir d'obus sont relativement fréquentes en France.

Les historiens estiment à 700 000 [sur 3,5 millions de morts] le nombre de soldats de toutes nationalités portés disparus sur le front ouest (Belgique, nord de la France, Alsace), théâtre principal des combats de la Guerre de 14-18.

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