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Un satellite pour percer les mystères des vents planétaires

Une représentation artistique d'un satellite en orbite de la Terre.

Le nouveau satellite Aeolus doit permettre d'améliorer grandement les prévisions météo sur une période de plusieurs jours.

Photo : Associated Press / ESA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'entreprise spatiale européenne Arianespace a procédé mercredi soir au lancement du tout premier satellite d'observation des vents de l'atmosphère, Aeolus. Les météorologues espèrent que la mission permettra d'améliorer les prévisions climatiques.

« Première mission spatiale destinée à la mesure des vents sur l'ensemble du globe terrestre », selon Arianespace, Aeolus a d'abord dû patienter pendant une journée sur le pas de tir, en Guyane française, en raison de forts vents.

Installé sur une orbite située à 320 kilomètres d'altitude, le satellite utilisera un appareil prénommé « Aladin » pour fournir des données météo et des cartes dynamiques en trois dimensions.

L'appareil en question émettra un laser ultraviolet pour cibler les vents allant du niveau du sol à une altitude de 30 kilomètres.

Les rayons laser seront réfléchis par les molécules d'air et les particules transportées par le vent. En captant les signaux à l'aide d'un télescope, Aeolus pourra ensuite transmettre ces informations à une station au sol.

Qualifié de mission d'essai, le projet Aeolus doit aussi servir à tester la technologie des observations au laser en vue du déploiement de nouveaux satellites météo utilisant eux aussi des lasers.

Une nouvelle méthode d'observation

S'il existe actuellement de nombreuses techniques permettant d'évaluer la direction et la force des vents, allant du ballon-sonde à l'anémomètre, en passant par des satellites qui se fient au déplacement des nuages dans le ciel, toutes ces façons d'agir ne donnent qu'un aperçu d'une situation précise lors d'un moment choisi.

Selon des simulations des données qui devraient être récoltées par Aeolus, le satellite représenterait une multiplication par deux du nombre de ballons-sondes auxquels ont déjà accès les météorologues.

Pour la zone des tropiques, où naissent bon nombre d'ouragans et de tempêtes tropicales dont le comportement est actuellement difficile à prévoir, on s'attend à ce que les prévisions météo s'améliorent de 15 % grâce aux futures données d'Aeolus.

L'idée d'utiliser cette méthode d'observation ne date d'ailleurs pas d'hier. Voilà près de 20 ans que l'Agence spatiale européenne (ESA) planche sur cette mission, avec un lancement initial qui était prévu en 2007.

Des problèmes technologiques ont toutefois entraîné de nombreux retards, faisant d'Aeolus l'une des missions les plus complexes à réaliser pour l'ESA.

Avec les informations de Agence France-Presse, et BBC

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