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Entente entre Ottawa et deux Autochtones du Manitoba échangés à la naissance

Luke Monias (à gauche) et Norman Barkman (au centre)

Luke Monias (à gauche) et Norman Barkman (au centre) ont été échangés à la naissance en 1975.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement fédéral a conclu une entente financière avec deux des quatre hommes autochtones du nord du Manitoba qui ont été échangés à la naissance et n'ont découvert l'erreur que 40 ans plus tard.

Ottawa et l'avocat qui représente Luke Monias et Norman Barkman refusent de dévoiler les détails financiers de l’entente.

Une porte-parole du gouvernement fédéral, Edith Pedneault, ajoute seulement que les hommes se voient également offrir des services d’aide.

« Le ministère des Services aux Autochtones du Canada continue d'offrir un soutien aux personnes et aux familles qui ont été touchées par ces événements regrettables », affirme-t-elle.

« Les règlements de ce type sont confidentiels entre les parties concernées. Il serait inapproprié que le ministère des Services aux Autochtones fournisse des commentaires supplémentaires », ajoute-t-elle.

L'avocat des deux hommes, Bill Gange, a refusé de commenter l'affaire mercredi en attendant les instructions de ses clients.

En novembre 2015, Luke Monias et Norman Barkman, de la Première Nation de Garden Hill, une communauté située à 400 kilomètres au nord-est de Winnipeg, révélaient que des tests ADN avaient démontré que l'erreur s'était produite à l’hôpital fédéral de Norway House en 1975.

Plus tard, les résultats d'autres tests ADN ont démontré que deux hommes de la Première Nation de Norway House, Leon Swanson et David Tait fils, avaient également été échangés dans le même hôpital, un peu plus tôt, la même année.

Les hommes avaient exprimé leur colère et leur peine d'avoir vécu une grande partie de leur vie sous de fausses identités et non pas avec leurs parents biologiques.

Des excuses du gouvernement

Eric Robinson, un ancien ministre manitobain, qui agissait comme personne-ressource pour les quatre hommes n’était pas surpris, étant donné « le traitement de second ordre que les personnes autochtones reçoivent ».

Bien qu’il ne fasse plus office de personne-ressource pour les deux hommes qui en sont venus à une entente, il continue d'aider les deux autres.

David Tait fils et Leon Swanson. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Échangés à la naissance, David Tait Jr (à g.) et Leon Swanson sont venus au monde à trois jours d'intervalle, en 1975, à l'hôpital fédéral de Norway House.

Photo : Radio-Canada

« Je pense qu'il y a encore des questions en suspens, en particulier pour les deux hommes qui n'ont pas accepté de règlement, et cela comprend des excuses officielles du gouvernement du Canada », plaide Eric Robinson.

Le règlement comprend également une indemnisation non divulguée pour les parents, et les frères et sœurs des quatre hommes.

Aucune accusation

Une enquête menée par Santé Canada l’an dernier a révélé que les échanges étaient accidentels et que les procédures d’identification standard n’avaient pas été suivies. Les bracelets d'identité n'avaient pas été placés sur les nourrissons immédiatement après la naissance, comme c'est l'usage.

La Gendarmerie royale du Canada au Manitoba a également enquêté et affirme qu'aucune accusation ne sera portée parce que rien ne prouve qu'il s'agissait d'une infraction criminelle.

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