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La police abat un homme qui venait de tuer sa mère et sa soeur près de Paris

Un policier armé en France.

Un important effectif policier a été déployé sur le lieu d'une attaque au couteau revendiqué par le groupe armé État islamique à Trappes, près de Paris.

Photo : Reuters / Philippe Wojazer

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un homme armé d'un couteau a tué sa mère et sa soeur et a blessé grièvement une troisième personne, jeudi près de Paris, avant d'être tué par la police. Les autorités tentent de déterminer si cet acte revêtait un caractère terroriste.

Après les faits commis à Trappes, commune défavorisée au sud-ouest de Paris, l'assaillant s'est retranché dans un pavillon, dont il est sorti en menaçant les forces de l'ordre, qui l'ont alors abattu, a indiqué à l'AFP une source policière.

« L'individu a été neutralisé », a confirmé sur Twitter le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

Les deux personnes tuées sont la mère et la soeur de l'assaillant, a annoncé à l'AFP une source proche de l'enquête, ce qui semble favoriser la piste d'un différend familial, et non l'hypothèse terroriste. Les autorités disaient cependant dans la matinée n'exclure aucune piste.

Le parquet antiterroriste n'a pas été saisi, malgré une revendication effectuée peu après par le groupe armé État islamique (EI). Selon l'EI, le « combattant » de Trappes a commis l'attaque « à la faveur des appels à cibler des ressortissants des pays de la coalition » internationale anti-EI, a indiqué l'agence de propagande du groupe, Amaq.

L'EI en perte de vitesse

La crédibilité des revendications de l'organisation terroriste est cependant de plus en plus contestée par les experts, alors qu'EI tente de compenser sa déroute sur le terrain.

Mercredi, dans un message diffusé sur Telegram par des comptes pro-EI, le chef Abou Bakr Al-Baghdadi a appelé ses partisans à poursuivre le djihad dans le premier enregistrement qui lui est attribué en près d'un an.

Le calife autoproclamé appelle à « frapper pour terroriser » et exhorte ses partisans en Occident à mener des attaques à l'explosif ou à l'arme blanche « sur leurs terres ».

Cet enregistrement a été diffusé au moment où l'EI est acculé en Syrie et a été chassé de tous les centres urbains d'Irak après avoir contrôlé de vastes territoires dans ces deux pays.

L'assaillant de Trappes était fiché pour des faits d'apologie du terrorisme remontant à 2016, selon la source proche de l'enquête.

Trappes, ville surveillée

Trappes, commune pauvre de la grande banlieue de la capitale, est réputée pour abriter une filière de l'islam radical. D'après une source antiterroriste, une cinquantaine de personnes de cette filière sont parties combattre en Irak et en Syrie.

Le gouvernement a placé cette ville de 30 000 habitants sur la liste des 30 quartiers de « reconquête républicaine » avec des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

L'attaque survient alors que la France vit depuis 2015 sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent. Elle a été frappée deux fois cette année au cours d'attaques qui ont fait cinq morts.

La vague d'attentats djihadistes en France a fait 246 tués en plus de trois ans, dont le dernier a succombé à une attaque au couteau dans le centre de Paris le 12 mai dernier.

Au total, 51 attentats ont été déjoués depuis janvier 2015.

Attentats terroristes à Paris

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