•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Quel avenir pour le Camp Spirit Lake?

La Corporation du camp Spirit Lake de Trécesson célèbre ses 20 ans.
La Corporation du camp Spirit Lake de Trécesson vit une restructuration. (archives) Photo: Radio-Canada / Marc-Olivier Thibault
Radio-Canada

Le camp de Spirit Lake rappelle l'histoire de 1200 prisonniers, majoritairement Ukrainiens, pendant la Première Guerre mondiale, près d'Amos. Devant les dettes, les démissions et le manque de personnel, son équipe travaille maintenant sur une nouvelle mouture du projet.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

L'été a été dur pour la Coroporation du Camp Spirit Lake. En juin, cinq membres du conseil d'administration ont démissionné, dont le président de l'organisme depuis 2008, Jim Slobodian. Il reste maintenant deux membres sur le conseil, dont le président par intérim, Julien Rivard, qui doit rebâtir une équipe, monter un projet de relance et éponger une dette de plus de 200 000 $.

L'organisation a reporté la tenue d'une assemblée publique qui devait se tenir mercredi soir sur l'avenir du site touristique situé à Trécesson. Les deux membres du conseil d'administration ont plutôt décidé de passer en mode recrutement d'une nouvelle équipe et de travailler sur une nouvelle configuration du site touristique.

Ils doivent aussi poursuivre leurs démarches pour éponger la dette. La solution pourrait entre autres venir des descendants ukrainiens ou du Fonds canadien de reconnaissance de l'internement durant la Première Guerre.

Un homme pose pour la caméra dans une station de Radio-Canada.Le président par intérim du camp Spirit Lake, Julien Rivard Photo : Radio-Canada / Karine Mateu

Parmi les représentants ukrainiens canadiens, il est possible que nous ayions une rencontre en septembre, ou peut-être en octobre, et lors de ces discussions-là, nous pourrons établir quel est le meilleur scénario par rapport à la dette, affirme Julien Rivard.

Revisiter le concept

Tourisme Abitibi-Témiscamingue voit beaucoup de potentiel en ce site. Ce qu'on aimerait faire, pour les Ukrainiens et la diaspora ukrainienne, c'est qu'ils puissent venir se recueillir, que ça soit un lieu de recueillement et de renommer les gens qui ont été détenus, explique la directrice générale, Randa Napky.

Une femme pose devant une oeuvre d'art.Randa Napky, directrice générale de Tourisme Abitibi-Témiscamingue Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Autrement, on pense aussi à élargir la période historique couverte par le site touristique, car après la dissolution du camp d'internement, qui a été mis en place de 1915 à 1917, on y a exploité, à proximité, une ferme expérimentale dans le village de La Ferme, aujourd'hui Trécesson.

L'auteur du livre De Spirit Lake à La Ferme, Denis Labrèche, a été approché pour faire partie de la nouvelle équipe. L'Amossois croit que l'histoire de la ferme expérimentale, établie dans l'ancien village de La Ferme, pourrait aussi être racontée.

Il y a sûrement moyen, au niveau touristique, de présenter quelque chose qui va se tenir, qui va lier les deux, fait-il valoir.

Ils ont utilisé les prisonniers ukrainiens comme main-d'oeuvre pour développer, bûcher, labourer et nettoyer le terrain pour les fins de la ferme expérimentale.

Denis Labrèche

Nouveau projet, nouveaux partenaires?

La reconstruction d'une nouvelle équipe et d'un nouveau projet pourrait aider la Corporation du Camp Spirit Lake à trouver de nouveaux partenaires.

Par exemple, la municipalité de Trécesson, où est située le camp, n'accordait plus d'aide financière à l'organisme, notamment parce qu'elle trouvait qu'il manquait de transparence. On s'en tenait donc à des dons en services.

La mairesse, Chantal Poliquin, a affirmé qu'elle réévaluera ce choix lorsqu'un nouveau projet lui sera proposé. Elle dit faire confiance au nouveau président par intérim, Julien Rivard.

L'accès au cimetière

  • 19 personnes sont enterrées près du site touristique, mais leurs sépultures sont laissées à l'abandon;
  • Une pétition pour que des cérémonies commémoratives puissent se tenir au cimetière, est lancée au printemps;
  • Les sépultures sont situées sur un terrain privé non-accessible pour les pélerinages;
  • La pétition a été fermée le 15 août dernier avec 1401 signatures.

Abitibi–Témiscamingue

Tourisme