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Le taux d’emploi chez les immigrants augmente à Montréal

Vue panoramique des immeubles du centre-ville de Montréal

Vue du centre-ville de Montréal depuis la grande roue située dans le Vieux-Port.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les immigrants de la métropole ont maintenant presque autant de chances d'occuper un emploi que les personnes nées au Canada, selon un bilan de la Communauté métropolitaine de Montréal.

Un texte de Benoît Chapdelaine

Le taux d'emploi des personnes immigrantes a bondi de 53 % en 2009 à 61 % en 2017, indique un bilan économique de la Communauté métropolitaine de Montréal fondé sur des données de Statistique Canada.

Or, le taux d'emploi des personnes nées au Canada oscille pour sa part entre 62 % et 64 % depuis 2008. Il est actuellement de 63,6 %.

« Ce qui est le plus frappant, c'est que pour les immigrants reçus depuis 5 à 10 ans, non seulement le taux d'emploi a fortement crû, mais il dépasse même celui des gens nés au Canada », explique l'auteur du bilan, Maxime Trottier.

Chez ces immigrants, le taux est de 71 %, selon l’étude.

Le Centre d'appui aux communautés immigrantes de Montréal, dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, est témoin de l'augmentation de la demande d'emploi pour les immigrants.

La directrice générale de l'organisme, Anait Aleksanian, explique qu'il y a une dizaine d'années, « on faisait beaucoup de démarches nous-mêmes ».

« On avait des employés qui ne faisaient que ça, du démarchage auprès d'entreprises pour placer de nouveaux candidats à l'emploi. Actuellement, on n'a pas besoin de faire cela, des entreprises viennent vers nous », raconte-t-elle.

Selon Mme Aleksanian, des entreprises ferment leurs portes, puisqu’elles n’arrivent pas à répondre à leurs besoins en main-d’œuvre.

Alors qu'il était habituellement inférieur, le taux d'emploi des immigrants reçus dans la région de Montréal dépassait en 2017 celui de Toronto (59,5 %) et de Vancouver (59,7 %), les deux régions métropolitaines avec qui la CMM s'est comparée.

Taux de chômage toujours plus élevé

Le taux de chômage chez les immigrants demeure plus élevé que pour le reste de la population dans la région de Montréal, mais la différence s'amenuise.

En 2009 par exemple, le taux était de 14,2 % chez les immigrants, presque deux fois plus que pour la population née au Canada (7,8 %).

Taux de chômage / Taux d’emploi

Selon Statistique Canada, le taux d’emploi est le rapport entre le nombre de personnes occupant un emploi sur le total de la population âgée de 15 ans et plus, alors que le taux de chômage est le rapport de la population sans emploi, mais activement à la recherche ou en attente d’un nouvel emploi, sur la population active, laquelle est définie comme la somme des personnes au chômage et de celles qui travaillent.

En 2017, le taux était de 8,8 % alors qu'il était de 5,7 % pour le reste de la population. La différence est encore moindre dans la région de Vancouver, où le taux de chômage des immigrants (5,2 %) est légèrement supérieur à celui des autres citoyens (4,1 %).

Dans la région de Toronto, le taux de chômage des immigrants reçus (6,3 %) et de la population née au Canada (6,4 %) était presque identique en 2017.

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