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Logements pour Autochtones à faible revenu : le complexe Kijaté inauguré

Un groupe de personnes pose devant un immeuble de logements.

L'inauguration de Kijaté avait lieu le 22 août, à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le complexe immobilier Kijaté a été inauguré le mercredi 22 août à Val-d'Or. L'édifice abrite 24 logements destinés aux Autochtones à faible revenu.

Avec les informations de Piel Côté

Un peu plus de 6,1 millions de dollars ont été investis dans la construction de ce bâtiment situé dans le périmètre urbain de Val-d'Or.

Neuf ans après les premières discussions qui allaient mener à Kijaté, c'est avec beaucoup d'enthousiasme que les résidents, les élus et la direction du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or ont inauguré Kijaté.

Un édifice de logements en été.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les appartements Kijaté ont été inaugurés le 22 août, à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Pour Hakim Mark-Thameri, vice-président du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, ce projet est porteur d'espoir pour la future génération.

Je crois que c'est un milieu culturellement sécurisant pour les familles qui y habitent. Il y a une certaine réalité qu'on vit ici que les gens qui vivent beaucoup de difficultés au niveau de, permettez-moi l'expression, de l'intégration sociale dans des villes comme la ville de Val-d'Or, ont plus de facilité à se trouver un logement maintenant, étant donné qu'il y a Kijaté, fait-il valoir.

La cuisine et la salle à manger d'un appartement.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La cuisine et la salle à manger d'un logement de l'unité Kijaté

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

La directrice générale du Centre d'amitié, Édith Cloutier, aimerait construire davantage d'habitations destinées aux Autochtones à faible revenu, mais elle rappelle que la route est sinueuse pour atteindre un tel objectif.

C'est pas pour rien que ça a pris 10 ans pour la construction, parce que tout ce qu'on a fait était hors-norme. En partant, comme Autochtone et comme Première Nation, on est hors-norme dans la société, on est dans les marges, on est dans les écarts de santé, dans les écarts sociaux, dans les écarts en éducation, soutient-elle.

Un loyer dans ce nouvel édifice équivaut à 25 % du salaire des Autochtones admissibles aux logements de Kijaté.

Le salon d'un appartement.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le salon d'un appartement de l'unité Kijaté

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Annick Julien, une mère autochtone, vivait à Val-d'Or dans un logement insalubre.

Des punaises de lit se terraient même dans son appartement qui lui coûtait 800 $ par mois et dont l'électricité n'était pas comprise.

Une femme autochtone sourit à la caméra alors qu'elle tient son bébé dans ses bras.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Annick Julien est résidente de Kijaté depuis le 1er mars.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Le 1er mars 2018, elle était donc très heureuse de pouvoir emménager à Kijaté.

Les gens du Centre autochtone ont décontaminé toutes mes affaires à deux reprises, fait-elle savoir. Pour nous, Kijaté représente plus qu'une maison, c'est une famille, on se tient tous ensemble.

Par le passé, elle avait également eu des difficultés à trouver un logement. Seulement deux propriétaires louent des logements aux Autochtones à Val-d'Or. Les logements étaient vieux et insalubres, déplore-t-elle.

Quelques contributions financières qui ont mené au projet :

  • 2 M$ des gouvernements fédéral et provincial;
  • 1,1 M$ de la Ville de Val-d'Or en rabais de taxes sur 35 ans et le don du terrain;
  • 65 240 $ de Transition énergétique Québec afin que le complexe réponde aux normes Novoclimat;
  • 140 000 $ du Secrétariat aux affaires autochtones.

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