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Que pensent les citoyens des élections au Nouveau-Brunswick?

Des photos de personnes qui ont été sondées, dans un stationnement d'une coop IGA.
Des citoyens du Nouveau-Brunswick expriment leurs attentes pour les élections en septembre. Photo: Radio-Canada / Margaud Castadère-Ayçoberry
Radio-Canada

Des citoyens se prononcent sur les enjeux politiques qui comptent à leurs yeux à la veille du déclenchement des élections au Nouveau-Brunswick. La santé et l'éducation semblent être au coeur des préoccupations des Néo-Brunswickois sondés mercredi.

C’est sur un ton désabusé que la majorité des personnes questionnées mercredi ont fait valoir leurs attentes envers les partis politiques, sans grand espoir.

Libéral, conservateur… conservateur, libéral. Ça dure huit ans, il n’y a rien qui change, se désole Alonzo Boucher, qui a vu de nombreux gouvernements défiler depuis 1967, l’année où il a commencé à travailler. Ce n’est pas la peine de s’énerver pour des élections.

Certains passants admettent qu’ils ignorent que la campagne sera lancée jeudi. Avec les élections à date fixe, les annonces à saveur électoraliste pleuvent depuis quelques mois.

J’utilise toujours mon droit de vote, assure Annie Blouin, surprise d’apprendre que la campagne électorale débute officiellement jeudi.

Gros plan sur Annie Blouin, dans un stationnement.Annie Blouin Photo : Radio-Canada / Margaud Castadere-Aycoberry

Je suis une maman de jeunes enfants, précise-t-elle, c’est certain que l’éducation me touche au coeur. Avec des parents vieillissants, la place réservée aux aînés dans la campagne électorale influencera également son vote, le 24 septembre.

Pour Normand Bourque, la participation électorale est un devoir. Si on se lamente, mais on a des changements à faire, c’est à nous autres de voir à ça, conclut le septuagénaire.

Gros plan sur Normand Bourque dans un stationnement.Normand Bourque Photo : Radio-Canada / Margaud Castadere-Aycoberry

L’éducation et la santé, c’est des gros facteurs, puis ça coûte cher. Qu’on ne gaspille pas les sous et qu’on les mette aux bonnes places, c’est ce que je surveille.

Normand Bourque, 77 ans

Malgré le bilan positif évoqué par la vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick mardi, un surplus budgétaire de 67 millions de dollars pour l’exercice financier 2017-2018, la saine gestion des finances publiques préoccupe toujours la population.

Le gouvernement dépense trop d’argent, c’est de l’argent qu’on n’a pas, mais qu’on a emprunté, s’indigne Aldéi Bourque. On paye des intérêts fous, je suis absolument contre ça.

La dette nette du Nouveau-Brunswick a atteint 13,9 milliards de dollars en 2017-2018.

Si on gouvernait notre famille comme le gouvernement, on n’arriverait jamais, on serait toujours endettés.

Aldéi Bourque

Pour M. Bourque, les promesses sans argent sont des promesses sans fondement. À la classe politique, il lance un cri du coeur : Qu’est-ce que vous allez faire pour aider les pauvres, pas pour aider les riches, mais les pauvres!

Aldéi Bourque dans un stationnement.Aldéi Bourque Photo : Radio-Canada / Margaud Castadere-Aycoberry

Même son de cloche chez Rosemarie Cormier, qui oeuvre auprès des sans-abri. Les riches s’enrichissent et les pauvres restent pauvres, c’est pas right!

Néanmoins, la hausse du taux d’imposition des grandes entreprises en 2016, qui est passé de 12 à 14 %, explique en partie les surplus dégagés lors du dernier exercice financier.

J’ai l’impression que c’est les compagnies qui dirigent, pas le gouvernement, observe Florent Dumas, tout en admettant suivre la campagne avec indifférence. La santé et la situation des plus démunis le préoccupent.

Florent Dumais dans un stationnementFlorent Dumais Photo : Radio-Canada / Margaud Castadere-Aycoberry

Depuis 2005, c’est au Nouveau-Brunswick que le revenu médian des familles a le moins augmenté au pays.

Nouveau-Brunswick

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