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Une transgenre porte plainte après le refus d'une épilation à la brésilienne 

femme avec un point d'interrogation sur la région du pubis

Une plainte a été déposée parce qu'une esthéticienne a refusé une prestation de service à une transgenre en Colombie-Britannique.

Photo : getty images/istockphoto / SIphotography

Radio-Canada

Une transgenre a déposé une plainte devant le Tribunal des droits de la personne en Colombie-Britannique contre un salon de beauté et une esthéticienne à Surrey, en banlieue de Vancouver. La requérante estime être victime de discrimination basée sur l'identité sexuelle et son expression de genre.

Aucun document relatif à la plainte n’est disponible pour le moment. En effet, la responsable du cas au tribunal examine la demande de la requérante qui souhaite demeurer anonyme, ce qui bloque l’accès au contenu de la plainte.

Le Centre juridique pour les libertés constitutionnelles (CJLC) défend le salon de beauté et l’esthéticienne Shelah Poyer, en cause dans cette affaire.

Selon le CJLC, Shelah Poyer aurait reçu sur Facebook une demande d’épilation à la brésilienne, soit une épilation complète du pubis, en mars 2018. L'esthéticienne aurait refusé de prendre le rendez-vous de la requérante.

Son avocat, John Carpay, également président du CJLC, soutient que Shelah Poyer aurait refusé parce qu’elle croyait qu’il s’agissait d’un homme. Les méthodes d’épilation seraient différentes pour un homme et une femme.

« Ce n’est pas juste de forcer une personne à faire une chose pour laquelle elle n’est pas les qualifications », estime-t-il.

Morgane Oger, militante pour les droits des personnes transgenres, abonde dans le même sens. Elle rappelle cependant qu’il ne s’agit pas d’une excuse pour commettre des actes discriminatoires.

« En Colombie-Britannique, la seule raison pour laquelle on a le droit de refuser un service à n’importe qui, c’est des raisons techniques », soutient-elle. « J’ai entendu plusieurs types de refus de service contre les personnes transgenres, comme l’épilation et la coupe de cheveux. »

La plainte sera entendue devant le Tribunal des droits de la personne, à Vancouver, les 4 et 5 octobre prochain. La requérante réclame des dommages et intérêts de 2500 $.

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