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Le PQ s'engage à instaurer un service de lunchs pour tous les écoliers

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, le candidat  Constantin Fortier, les députées Carole Poirier et Véronique Hivon dans une cuisine pour une conférence de presse portant sur les lunchs d'écoliers
Le chef du PQ, Jean-François Lisée, le candidat dans Verdun, Constantin Fortier, la députée dans Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, et celle de Joliette, Véronique Hivon. Photo: La Presse canadienne / Paul Chiasson
Radio-Canada

S'il est élu, le Parti québécois (PQ) déploiera un programme destiné à offrir à tous les élèves du primaire des repas chauds à prix modulés selon les revenus des familles. Il s'agit de la première annonce du PQ à l'intention des familles, à la veille du déclenchement de la campagne électorale.

« Le fardeau des lunchs » pèse lourd sur les épaules des parents, dit avoir constaté le PQ lors de consultations menées auprès des familles québécoises. Mercredi, le chef péquiste Jean-François Lisée a tenu une conférence de presse aux côtés de Véronique Hivon et de Carole Poirier dans la cuisine du candidat péquiste dans Verdun, Constantin Fortier, pour expliquer la teneur de cette promesse électorale.

En vertu du programme, tous les enfants du primaire du Québec se verraient offrir la possibilité de commander dans leur école un repas chaud le midi. Le coût du repas pour les familles dont le revenu annuel :

  • excède 65 000 $ serait de 5 $ (soit le coût de revient);
  • oscille entre 35 000 $ et 65 000 $ serait de 3 $;
  • est de moins de 35 000 $ serait de 1$.

Le PQ déploierait cette mesure sur quatre ans pour un coût annuel estimé à 39 millions de dollars. Environ 250 000 enfants en bénéficieraient.

Un vaste réseau d'économie sociale

Il reviendrait aux organismes communautaires et aux cuisines collectives d'offrir ce service de traiteur subventionné par l'État. Le programme permettrait aussi l'achat de produits locaux, notamment maraîchers. « Notre but est d'avoir un vaste réseau d'économie sociale partout au Québec », affirme Carole Poirier, députée dans Hochelaga-Maisonneuve depuis 2008.

Cette initiative favoriserait la réinsertion de décrocheurs sur le marché du travail, par exemple. Le PQ considère que le programme permettra d'alléger la pauvreté, d'aider à la conciliation famille-travail-études et de favoriser la réussite scolaire. Car un enfant qui va à l'école le ventre vide risque à long terme de ne pas poursuivre ses études : « Il y a un lien clair entre les deux », affirme Véronique Hivon.

Les familles nous disent qu'il y a des irritants au quotidien. Quand les mois avancent [...] ça devient de plus en plus lourd. Les lunchs, c'est [...] un casse-tête. On veut que les enfants mangent bien, mais on manque de temps et, des fois, on oublie des choses.

Véronique Hivon, députée péquiste dans Joliette

Se distinguer des autres

Le programme envisagé par le PQ serait en premier lieu implanté en milieux défavorisés. À terme, il sera offert aussi aux familles dont le revenu est plus confortable.

Jean-François Lisée, qui dit avoir lui-même préparé des lunchs pour ses enfants, reconnaît qu'il n'aurait pas eu besoin de subvention de l'État pour ce faire. « Je n'avais pas besoin d'argent, mais j'aurais fait bon usage du temps », explique-t-il. C'est dans l'idée de procurer aux familles la possibilité d'avoir « plus de temps de qualité » avec leurs enfants que le PQ veut intervenir dans la boîte à lunch des écoliers.

« On n'impose rien, on offre », insiste M. Lisée.

« Les deux autres partis ne font pas ça », a-t-il poursuivi en faisant allusion au Parti libéral du Québec (PLQ) et à la Coalition avenir Québec (CAQ).

M. Lisée affirme que le gouvernement de Philippe Couillard a imposé au secteur de l'éducation des compressions qui avaient incité des parents à faire des chaînes humaines autour de leur école. Le PQ « a dénoncé tous les jours l'austérité », dit Jean-François Lisée, qui met en garde contre de nouvelles mesures d'austérité dans l'éventualité où la CAQ de François Legault prendrait le pouvoir.

Laissons la CSDM travailler, dit Lisée

Dans un autre ordre d'idées, le chef péquiste a commenté l'information voulant que le ministère de l'Éducation du Québec (MEQ) ait refusé que la Commission scolaire de Montréal (CSDM) reporte de deux jours un examen, en juin 2019, afin de maximiser les chances que plus d'élèves soient présents.

C'est qu'initialement, l'examen était prévu le 5 juin, qui sera aussi la fin du jeûne pour les enfants de familles musulmanes qui font le ramadan. La CSDM entendait le reporter au 7 juin.

De l'avis de Jean-François Lisée, le MEQ devrait laisser la commission scolaire prendre ce genre de décisions si elle l'estime préférable. « Moi je les laisserais travailler », a-t-il commenté en faisant référence à la CSDM.

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