•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’ancien curé Yvon Arsenault nie les allégations de son accusateur

L'ancien curé Yvon Arsenault en octobre 2016, avant qu'il soit envoyé en prison pour des crimes sexuels commis entre 1971 et 1980.
L'ancien curé Yvon Arsenault en octobre 2016, avant qu'il soit envoyé en prison pour des crimes sexuels commis entre 1971 et 1980. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'ancien prêtre Yvon Arsenault nie avoir agressé un enfant dans l'ancien club des jeunes de Shediac, au Nouveau-Brunswick, au début des années 1970. L'homme de 75 ans a témoigné, mercredi après-midi, à son procès pour attentat à la pudeur.

C'est la première fois qu'il parle publiquement des accusations d'inconduite sexuelle qui pèsent sur lui. En 2016, il a reconnu sa culpabilité avant la tenue d’un son autre procès pour attentat à la pudeur. Il n'avait donc pas livré sa version des faits comme il vient de le faire.

Suivez les gazouillis de notre journaliste au palais de justice de Moncton

Une présumée victime a raconté lors de son témoignage comment l'accusé l'aurait agressé à une dizaine de reprises, de 1972 à 1974, quand il était âgé de 10 à 12 ans.

L'homme qui a 60 ans aujourd'hui a expliqué comment l’accusé aurait baissé ses pantalons et touché ses parties intimes. Il a soutenu que l'ancien curé lui aurait imposé une fellation tandis qu'il se trouvait dans une cabine des toilettes à l'ancien club des jeunes.

Yvon Arsenault reconnaît avoir agressé d'autres mineurs, mais il rejette en bloc les allégations de la présumée victime.

D'abord, il minimise son rôle au club des jeunes de Shediac, dans les années 70. Il y passait à peine cinq ou dix minutes à la fois, dit-il, et il n’était jamais seul avec les enfants.

L'ancien curé reconnaît qu'il était taquin, mais il soutient qu’il n’a jamais agressé des membres du club des jeunes.

Quant à la présumée victime qui a témoigné contre lui, Yvon Arsenault a déclaré ceci:

Je ne me rappelle même pas de l'individu. C'était un enfant parmi d'autres. Je ne comprends pas qu'il m'identifie comme la personne qui l'a agressé alors que j'y passais si peu de temps.

Yvon Arsenault

À savoir s'il a agressé l'enfant dans la salle des toilettes en prenant son pénis dans sa bouche, l'ancien prêtre répond que c'est faux.

Lorsqu'il a parlé de ça, ça m'a profondément blessé. Ça ne clique pas du tout. Ça, je sais que c'est quelque chose que je n'ai pas fait.

De toute façon, selon sa version des faits, deux personnes n'auraient pas pu entrer dans les cabines de toilettes de l'ancien couvent.

Puis, Yvon Arsenault a fouillé dans ses souvenirs et dit qu’il n'a rien à se reprocher pendant le temps qu'il a passé à cet endroit.

Il n'y a rien dans moi ni dans mes souvenirs au sujet du club des jeunes, dit-il.

Jeudi, troisième jour du procès, la Couronne poursuivra le contre-interrogatoire d'Yvon Arsenault. La défense appellera un dernier témoin à la barre. Puis, les avocats des deux parties présenteront leur plaidoirie.

Le premier procès d'Yvon Arsenault

Yvon Arsenault, 75 ans, purge déjà une peine de quatre ans de prison. En 2016, il avait reconnu sa culpabilité à neuf chefs d'accusation d'attentat à la pudeur pour des crimes commis de 1971 à 1980 quand il était curé à Shediac, Rosaireville et Collette.

Il a été prêtre pendant 46 ans et a pris sa retraite en juillet 2012.

De nouvelles accusations d’attentat à la pudeur ont été portées contre l’ex-curé en mai 2017 pour des gestes qui auraient été commis au début des années 1970. C'est pourquoi il subit un second procès.

L'identité de la victime présumée ne peut être divulguée en vertu d'une ordonnance de la cour.

Avec des renseignements de Michel Nogue

Nouveau-Brunswick

Justice et faits divers