•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pas de solution à la pauvreté sans délier les cordons de la bourse, disent des organismes

Une femme tient dans ses mains un portefeuille vide. Elle porte un pull jaune et un jean. Le portefeuille est en cuir noir.

Un portefeuille vide

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La première stratégie nationale sur la pauvreté obtient un accueil mitigé auprès d'organismes communautaires en Colombie-Britannique et notamment ceux du quartier Downtown Eastside à Vancouver, l'un des plus pauvres du Canada.

Un texte d'Anaïs Elboujdaïni

En effet, Ottawa a déclaré mardi vouloir réduire la pauvreté de moitié au Canada d'ici 2030, et Lily Crist, directrice générale de La Boussole, se dit « agréablement surprise » par cette annonce, mardi, du ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos.

Elle croit cependant que « de nouvelles initiatives devraient aussi comprendre beaucoup plus de fonds pour les personnes qui vivent dans la pauvreté ».

Pour Helesia Luke, de BC Child and Youth Advocacy Coalition, connu pour ses bulletins annuels sur la pauvreté infantile, l’absence de nouveaux investissements est décevante.

« On sait que les gens font des choix très difficiles entre se nourrir, payer leur loyer et payer leurs médicaments », soutient-elle. « Nous pensons qu’il faut [que le gouvernement ressente] une certaine urgence pour ne pas qu’une nouvelle génération d’enfants grandisse dans la pauvreté. »

Le ministre Jean-Yves Duclos fait de la couture dans un centre qui permet la réinsertion sociale et à l'emploi de gens à faible revenu
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, était de passage à Vancouver pour annoncer une première stratégie nationale de réduction de la pauvreté.

Photo : Radio-Canada

Helesia Luke rappelle que ce sont surtout les travailleurs qui sont pauvres : « Nous voulons plus de transferts gouvernementaux [...] pour sortir les familles de la pauvreté. »

Elle se réjouit toutefois de l’adoption d’un seuil officiel pour marquer la pauvreté, calculé à partir d'un panier de consommation qui inclut le logement et l'alimentation.

Le gouvernement fédéral estime que 650 000 Canadiens sortiront de la pauvreté entre 2015 et 2019.

Le seuil de pauvreté est mesuré par Statistique Canada grâce au panier de consommation. Il varie selon les régions au pays. Le seuil de pauvreté en Colombie-Britannique était d’un peu plus de 37 000 $ dans une région rurale alors qu’il était de 40 000 $ annuellement à Vancouver en 2015.

Cette année, l'Institut de recherche et d'information socioéconomiques (IRIS) a proposé un nouvel indicateur pour le Québec, le revenu viable, afin de mesurer le seuil à gagner pour se sortir de la pauvreté.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !