•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Projet de fusion : la région Évangéline à la recherche d'un expert-conseil

Un crochet rouge dans une boite norre
Aucune décision concernant une fusion dans la région Évangéline ne serait cependant prise avant la tenue des prochaines élections municipales à l'Île-du-Prince-Édouard, le 5 novembre. Photo: iStock
Radio-Canada

Le comité qui songe à un regroupement municipal dans la région Évangéline, à l'Île-du-Prince-Édouard, est à la recherche d'un expert-conseil pour étudier plus en détail la faisabilité du projet.

Un texte de François Pierre Dufault

Une fusion des municipalités d'Abram-Village et de Wellington et d'une douzaine de villages environnants est envisagée depuis environ un an. Un comité de réflexion formé de sept personnes a mené une première série de consultations publiques sur le sujet, en juin dernier.

Les gens n'ont pas dit un gros oui à la fusion. Mais ils n'ont pas dit un gros non, explique Nick Arsenault, le directeur général du centre scolaire et communautaire Évangéline. Les gens ont encore des questions. Ils ont besoin de plus de temps pour réfléchir.

Le comité a donc décidé de faire appel à un expert-conseil afin de poursuivre la réflexion. Un appel d'offres vient d'être lancé, fin août. Le rôle de l'expert-conseil sera de préparer un portait clair de ce à quoi ressemblerait une municipalité unique dans la région Évangéline.

Une question de transparence

D'autres consultations auront lieu lorsque le comité de réflexion aura en main le rapport de l'expert-conseil, promet Nick Arsenault.

Aucune décision concernant une fusion dans la région Évangéline ne serait cependant prise avant la tenue des prochaines élections municipales, le 5 novembre.

Nous voulons nous assurer que les gens sont au courant de ce qui se passe. Nous voulons avoir d'autres discussions avec les gens de la communauté. Nous ne voulons pas les surprendre à la fin, insiste Nick Arsenault. C'est une question de transparence.

La nouvelle loi sur les municipalités de l'Île-du-Prince-Édouard adoptée en 2016 favorise les regroupements municipaux, comme celui qui est à l'étude dans la région Évangéline. La loi oblige toutes les municipalités, peu importe leur taille, à se doter d'un plan d'urgence et d'un plan d'urbanisme d'ici 2020, notamment.

Lors des consultations sur le projet de municipalité régionale Évangéline, en juin, la principale crainte invoquée par les résidents était celle de voir l'impôt foncier augmenter. Par contre, la fusion était perçue comme un atout pour la langue et la culture françaises dans cette région acadienne de l'île.

La région Évangéline est un peu différente [des autres régions de la province] parce qu'il y a l'aspect de la langue et de la culture acadiennes. Aussi, ça fait longtemps qu'on se considère comme une région, fait valoir Nick Arsenault. Les autres régions n'ont pas nécessairement des liens aussi étroits entre les villages.

Déblocage à Three Rivers

D'autres projets de fusions municipales sont à l'étude à l'Île-du-Prince-Édouard.

Dans l'est de la province, le projet de Three Rivers semble à nouveau sur les rails après plusieurs mois d'incertitude.

Lundi soir, les élus municipaux de Georgetown ont voté en faveur du regroupement qui deviendrait de facto la quatrième plus grande ville de l'île. Mais le conseil est apparu divisé. Le maire Lewis Lavandier a dû briser l'égalité avec son vote.

Une semaine plus tôt, le conseil municipal de Montague a voté de façon unanime en faveur de Three Rivers.

Dans les deux cas, il a fallu l'intervention d'un médiateur nommé par la Commission de réglementation et d'appels de l'Île-du-Prince-Édouard pour en venir à une entente.

L'opposition au projet de Three Rivers demeure forte dans zones non incorporées aux alentours de Brudenell, Cardigan, Georgetown et Montague, où des résidents disent qu'ils n'ont pas été dûment consultés avant qu'un comité directeur ne recommande leur intégration à la nouvelle municipalité.

Des résidents de ces zones non incorporées ont organisé leur propre plébiscite, lors duquel une majorité d'électeurs s'est prononcée contre le regroupement.

Le gouvernement provincial mise beaucoup sur Three Rivers pour encourager d'autres municipalités à envisager de se regrouper.

Avec des informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Politique municipale