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La lettre du pape François est loin de réconforter une présumée victime du père Omer Desjardins

Un homme, vu de dos, qui regarde un album de photos

Joe dit qu'Omer Desjardins lui a donné cet album rempli de photos de leurs voyages ensemble.

Photo : Radio-Canada / Wendy Buelow

n/a Muse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'une des présumées victimes du prêtre Omer Desjardins affirme que la lettre du pape François publiée le 20 août n'effacera pas les douloureux souvenirs d'agressions sexuelles qu'il dit avoir subies au Manitoba à la fin des années 1980.

Quand Joe Barriault a parlé publiquement pour la première fois de ce qu'il avait vécu, il n'a utilisé que son prénom et son visage avait été camouflé. Il se rappelle qu’à l’époque il éprouvait beaucoup de honte et avait peur de l’Église catholique.

Aujourd'hui, les choses sont différentes, et il ne craint plus de dénoncer cette institution. Il reconnaît désormais que ce qu'il affirme s'être passé avec le prêtre n’est pas de sa faute. « Il n’y a rien que le Vatican pourra dire qui améliorera les choses », affirme-t-il.

Rectificatif

Une version précédente de ce texte indiquait par erreur que Joe Barriault comprend mieux ce qui peut pousser une personne à commettre des agressions sexuelles. Nos sincères excuses.

Le 20 août, le pape François a publié une lettre destinée aux catholiques du monde, au sujet des abus sexuels commis par le clergé. Il y dit qu'aucun effort ne sera épargné pour prévenir les abus et que les catholiques doivent reconnaître l'histoire de l'Église en matière d'abus sexuel contre les enfants.

Tout ça est vide de sens. Ils veulent juste faire belle figure. Ils doivent prendre des mesures concrètes.

Une citation de : Joe Barriault

« Le vrai problème, ce n’est pas que l’Église catholique ait camouflé les cas d’agressions sexuelles, c’est qu’elle a laissé les choses arriver en mutant les prêtres d’une paroisse à l’autre sans aviser les membres des communautés », ajoute-t-il.

Il dit que cette lettre a comme seul but de faire en sorte que les croyants continuent de soutenir l’Église.

« Je vois comment les choses peuvent sembler positives du point de vue de l’Église catholique. Ils veulent que les gens continuent à donner. Cependant, de mon point de vue, ce ne sont que des paroles en l’air. Ils auraient dû agir aussitôt que les victimes ont porté plainte », soutient-il.

Si un prêtre ne peut pas s’empêcher de faire des attouchements, l’Église doit le renvoyer. C’est aussi simple que ça.

Une citation de : Joe Barriault

Joe Barriault souhaitait qu’Omer Desjardins soit jugé pour ses crimes, mais il n'obtiendra jamais satisfaction. Le père oblat est décédé le jour où il devait comparaître sous 10 chefs d’accusation pour des crimes de nature sexuelle à l'encontre de jeunes garçons au Manitoba. En 2015, il avait été condamné à six mois de prison pour une agression commise en 1978 à Marcelin, dans le nord de la Saskatchewan.

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