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La Nouvelle-Écosse doit réduire ses coupes à blanc, recommande un rapport

Du bois d'oeuvre.

Un rapport recommande une diminution des coupes à blanc en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Un rapport indépendant publié mardi recommande que la Nouvelle-Écosse change fondamentalement sa politique forestière et réduise les coupes à blanc.

Après avoir examiné pendant un an les pratiques forestières ayant cours dans la province, le président de l’Université de King's College, à Halifax, William Lahey, recommande au gouvernement de la Nouvelle-Écosse de mettre à l’essai un modèle écologique de foresterie.

Le professeur Lahey, qui a été sous-ministre de l’Environnement en Nouvelle-Écosse de 2004 à 2007, explique que la priorité de la foresterie écologique est la protection des écosystèmes et de la biodiversité, mais que ce modèle conjugue conservation de la nature et rentabilité de l’industrie forestière.

William Lahey.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

William Lahey, président de l’Université de King's College, à Halifax.

Photo : Université de King's College

Il appelle à la désignation de certaines zones pour une production forestière intensive, et à des approches mariant conservation et abattage en d’autres endroits.

Le but de la foresterie écologique n’est pas de protéger l’environnement en éliminant ou interdisant la foresterie, explique William Lahey. C’est un modèle qui cherche à imiter les méthodes, le développement et la longévité naturels des forêts.

Le rapport soumet 45 recommandations au gouvernement provincial, aux acteurs de l’industrie forestière et aux propriétaires de terres à bois.

Réduire les coupes à blanc

Le professeur William Lahey affirme que la pratique controversée de la coupe à blanc serait acceptable dans certaines forêts équiennes, où les arbres ont le même âge, lorsqu’une espèce de bois d’oeuvre en particulier est prédominante.

Conséquemment, les coupes à blanc seraient à éviter dans les forêts où l’on retrouve une plus grande diversité d’espèces, composée d’arbres n’ayant pas le même âge.

Un arbre se dresse seul dans une zone déboisée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un arbre se dresse dans une zone déboisée de la vallée de Wentworth, dans le nord-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Selon le rapport, l’adoption des recommandations permettrait de réduire de 40 % à 45 % les coupes à blanc sur les terres de la Couronne. Les coupes à blanc seraient pratiquées sur 65 % de ces terres, qui représentent environ 30 % des forêts de la province.

M. Lahey croit que les entreprises forestières, qui détiennent environ 18 % des forêts de la Nouvelle-Écosse, doivent être soumises aux mêmes critères que le gouvernement provincial lorsqu’elles voudront procéder à des coupes à blanc.

On estime que la coupe à blanc est la méthode privilégiée de récolte du bois dans environ 90 % des terres forestières privées de la province. M. Lahey recommande que le gouvernement provincial légifère pour encourager une gestion plus écologique de ces terres.

En attente d’une réponse de la province

Le gouvernement du premier ministre Stephen McNeil promet une réponse rapide au rapport Lahey.

Le nouveau ministre des Terres et de la Foresterie, Iain Rankin, souligne que le rapport reflète les plus récentes connaissances sur la gestion des forêts et se dit déterminé à trouver un juste équilibre entre les intérêts environnementaux, économiques et sociaux qui entourent les forêts de la Nouvelle-Écosse.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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