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Militer pour un traitement égal des patients autochtones dans le système de santé canadien

Un homme en veston et cravate dans une salle d'évaluation de médecin.
Alika Lafontaine, un anesthésiologiste d’origine crie et anichinabé d'Edmonton, reconnaît que les soins de santé des personnes autochtones se sont beaucoup améliorés depuis la Commission de vérité et réconciliation. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des centaines d'intervenants dans le domaine de la santé ont pu entendre le point de vue de médecins autochtones qui ont raconté comment, à leur avis, les patients des Premières Nations font toujours face à du racisme et à un accès inégal aux soins de santé partout au pays.

Alika Lafontaine, anesthésiologiste d’origine crie et anichinabée, s'est adressé à des spécialistes de la santé à Winnipeg lundi lors du premier Sommet national de l’Association médicale canadienne.

« De nombreux problèmes de santé chez les Autochtones ne sont pas uniques, ils sont simplement amplifiés », a souligné Alika Lafontaine. Il a aussi soulevé les questions de confiance entre les patients et les médecins, la communication et l'usure de compassion.

« Les problèmes de santé des personnes autochtones sont grandement amplifiés. Ils sont en moins bonne santé que les autres patients dans le système », a-t-il affirmé devant ses confrères.

Il a aussi profité de son discours pour proposer des moyens d'améliorer la santé et les soins des Autochtones au Canada.

Le Dr Lafontaine, qui habite à Edmonton, a admis qu’il y a eu beaucoup d’amélioration depuis la Commission de vérité et réconciliation, durant laquelle les survivants ont parlé de ce qu'ils ont vécu dans les pensionnats autochtones.

Selon lui, les médecins reconnaissent maintenant que de nombreux patients autochtones ont subi un traumatisme qui ne devrait pas être ignoré. Cependant, il a ajouté que les médecins devaient reconnaître que les préjugés peuvent encore influer sur la façon dont un patient est traité.

Histoire d'horreur

Selon l’anesthésiologiste, quel que soit le succès qu'une personne connaît dans la vie quotidienne, « lorsqu'elle porte une chemise d’hôpital, elle n'est qu’un personne autochtone comme les autres ».

Des patients autochtones ont vécu des expériences similaires partout au Canada, a affirmé la conférencière Cara Bablitz, médecin d’origine métisse d'Edmonton.

Elle a raconté le cas de la mère d'un ami, qui est Autochtone et qui souffrait d’insuffisance hépatique. Le médicament qu'on lui avait administré provoquait de l’incontinence.

« Mon ami a demandé à l’infirmière de l’aide pour nettoyer sa mère, mais l’infirmière lui a répondu que, comme elle était responsable de sa situation, la dame pouvait rester ainsi pendant un certain temps », a poursuivi raconte la Dre Bablitz.

« Cela a été une expérience révélatrice qui m’a permis de comprendre que nous avons encore beaucoup de chemin à faire », a-t-elle poursuivi.

Se battre pour l'égalité entre les patients

D'autres présentations au Sommet ont traité des progrès technologiques qui pourraient améliorer la santé des Canadiens. Cependant, les médecins ont déclaré que, en matière de santé autochtone, ils luttaient toujours pour un accès égal aux services et au financement.

Les peuples autochtones doivent commencer à travailler ensemble pour envoyer un message à tous les niveaux de gouvernement, à savoir qu'ils ont droit à un accès égal aux soins de santé, a ajouté Alika Lafontaine.

« Nous devons nous rapprocher et définir des façons de nous soutenir mutuellement. Ensuite, nous devons tous nous transmettre ces informations », a-t-il conclu.

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