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La qualité de l’air pire à Vancouver qu’à Pékin

Plusieurs immeubles vus de loin et de haut, dont le stade Rogers, enveloppés de fumée, on ne voit pas du tout les montagnes au-delà de la ville.
La qualité de l'air à Vancouver est fortement affectée par les feux de forêt qui font rage partout en Colombie-Britannique. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La qualité de l'air à Vancouver est tellement mauvaise lundi que des villes connues pour leur haut taux de pollution atmosphérique, comme Pékin, ont un air plus respirable, selon aqcin.org (Nouvelle fenêtre), un site qui mesure la qualité de l'air dans le monde.

Sur une échelle de 1 à 10+, la cote air santé pour la région métropolitaine de Vancouver a atteint le 10+ à plusieurs reprises dans la journée, ce qui implique un risque très élevé d’impact sur la santé.

En raison des feux de forêt, un nombre inhabituellement grand de particules fines se trouve dans l’air. Comme l’explique le professeur en épidémiologie à l’Université d’Ottawa Éric Lavigne, ce type de particules libérées dans l’air par les incendies est similaire à celles issues de la circulation automobile.

C’est l’une des principales causes de la pollution dans les villes chinoises comme Pékin.

On sait qu’à Pékin, il y a des niveaux extrêmement élevés. Ils sont aux prises avec des problèmes de pollution atmosphérique sur une base quotidienne.

Éric Lavigne, professeur d'épidémiologie, Université d'Ottawa

Selon le site aqcin.org (Nouvelle fenêtre) qui compile les données de sources gouvernementales locales, il y avait une « bonne » qualité de l’air lundi à Pékin, contre une qualité de l’air « mauvaise » à l’aéroport de Vancouver.

Les dangers des particules fines

Les particules fines peuvent pénétrer à l’intérieur des poumons, et se retrouver dans la circulation sanguine, indique Éric Lavigne, ce qui peut causer l’inflammation du système respiratoire et, à court terme, des problèmes vasculaires.

« On retrouve des niveaux qui sont 30 fois plus élevés que la normale, explique Éric Lavigne, donc même les personnes en santé peuvent en ressentir les effets négatifs, même à court terme. »

C’est pourquoi ils doivent prendre les précautions d’usage, c’est-à-dire réduire autant que possible l’effort physique et trouver refuge à l’intérieur, dans des endroits bien ventilés.

Dans une entrevue accordée lundi à Phare Ouest, le résident de Kelowna Julien Picault affirmait avoir modifié ses activités, lui qui a de jeunes enfants, pour ne pas les exposer à ces particules qui flottent dans l’air.

Dans les parcs où les enfants jouent normalement à cette période de l’année, il n’y a plus personne

Julien Picault, résident de Kelowna

Amélioration attendue mercredi

Selon Environnement Canada, des vents d’ouest, en provenance de l’océan Pacifique, rendront l’air plus respirable à partir de mercredi à Vancouver et dans la vallée du Fraser.

Mais le nombre de feux de forêt – près de 600 – éparpillés un peu partout dans la province rend une amélioration globale moins sûre.

« Le défi, c’est que peu importe d’où viennent les vents, il y a des feux dans toutes les directions », soutient Matt MacDonald, d’Environnement Canada.

Colombie-Britannique et Yukon

Pollution