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Le logement, l'enjeu majeur des élections municipales, dit un politologue de la SFU

Panneau "for rent" affiché à la fanêtre d'une habitation.

La question de logement abordable va dominer les élections municipales de la Colombie-Britannique, croit David Moscrop, politologue à l'Université Simon Fraser (SFU)

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Lors des élections municipales du 20 octobre prochain en Colombie-Britannique, la question du logement et de l'accessibilité volera la vedette à d'autres comme les transports en commun, les changements climatiques ou le cannabis, croit David Moscrop, un politologue de l'Université Simon Fraser (SFU).

Un texte d'Anaïs Elboujdaïni

D’autres sujets comme les pistes cyclables ou les taxes municipales se fraieront un chemin lors des débats publics, pense M. Moscrop, mais cela ne fera pas d'ombre à l’accessibilité des logements.

Le politologue rappelle que les élections provinciales de 2017 ont également été dominées par ce thème.

« Nous parlons souvent de gauche ou de droite en politique [...] mais pour ces élections, parler en ces termes n’est pas très utile », estime-t-il. « Ce sera plutôt densité contre absence de densité, ou la demande de logements contre l’offre. »

Même en dehors du Grand Vancouver, comme à Victoria, à Squamish et à Powell River, les questions de logements risquent aussi de monopoliser le débat, dans les plus grands centres.

Marilou Gagnon, professeure agrégée en sciences infirmières à l'Université de Victoria et présidente de l'Association des infirmiers et infirmières en réduction des méfaits, abonde dans le même sens que David Moscrop.

« Les municipalités ont ce pouvoir-là, en bloquant certains projets, de nuire à ces efforts d’accès au logement ou de construction de logement à prix modique », avance-t-elle. « J’espère que les citoyens sont conscientisés parce qu’ils ressentent les effets de cette crise du logement eux aussi. »

Des tentes côtoient des amoncellements de déchets dans le village de tentes de Maple Ridge. en Colombie-Britannique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marilou Gagnon, professeure en sciences infirmières à l'Université de Victoria, déplore l'apparition en trois ans de six villages de tentes pour personnes itinérantes en Colombie-Britannique, une conséquence directe du manque de logements sociaux à son avis. Ici, le village de tentes de Maple Ridge.

Photo : Radio-Canada / Jacqueline Landry

Mme Gagnon s’inquiète de l’augmentation des sans-abri et de la précarité qui touche de plus en plus de Britanno-Colombiens.

Les municipalités ont donc un très gros rôle à jouer, soit en agissant comme des barrières ou des facilitateurs [...] On devrait connaître la position des gens qui se présentent lors des élections par rapport à cet enjeu.

Marilou Gagnon, professeure en sciences infirmières à l'Université de Victoria

Des enjeux nouveaux et… non pertinents

Il est possible que la question des feux de forêt, bien que de juridiction provinciale, se fasse une place dans les débats. « Les citoyens ont parfois le don de parler de n’importe quels enjeux, même s’ils ne sont pas pertinents au niveau de gouvernement auquel ils s’adressent », souligne David Moscrop. Les changements climatiques, ainsi que l’expansion du pipeline Trans Mountain, vont aussi faire couler de l’encre. »

La controverse récente du retrait de la statue du premier des premiers ministres du Canada, John A. Macdonald, risque aussi de se tailler une place dans le débat à Victoria.

L’Union des municipalités de la Colombie-Britannique (UBCM) ne commente pas les élections. Elle croit que les enjeux appartiennent à chacune des 162 municipalités de la province.

En plus des élections, un référendum sur la réforme du mode de scrutin

Le référendum proposé s’applique aux élections provinciales, mais la période de vote se déroule deux jours après les élections municipales jusqu’au 30 novembre. Mais le vote par la poste ne permet pas d'envisager une participation importante, croit David Moscrop.

Ce n’est pas la première fois que les Britanno-Colombiens sont appelés à se prononcer sur cette question. Les deux précédentes remontent à 2005 et à 2009.

Cette fois-ci, les électeurs auront le choix entre quatre modes distincts, dont le statu quo.

Une réforme du mode de scrutin est proposée, car le poids d’un parti politique à la Chambre n’est pas forcément représentatif du pourcentage des votes remportés.

Le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour provoque parfois des distorsions. Cela a été le cas lors de l’élection provinciale de 1996 (Nouvelle fenêtre), où le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Colombie-Britannique l’a emporté sur les libéraux en obtenant moins de voix.

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale