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Premier témoignage au second procès de l’ancien prêtre Yvon Arsenault

L'ancien curé Yvon Arsenault en février 2017, avant qu'il soit envoyé en prison pour des crimes sexuels commis entre 1971 et 1980.

L'ancien curé Yvon Arsenault en octobre 2016, avant qu'il soit envoyé en prison pour des crimes sexuels commis entre 1971 et 1980.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Prévu depuis près d'un an, le second procès d'Yvon Arsenault, accusé de deux chefs d'attentat à la pudeur, a commencé mardi matin avec le témoignage d'une victime présumée.

Yvon Arsenault, 75 ans, purge déjà une peine de quatre ans de prison. En 2016, il avait reconnu sa culpabilité à neuf chefs d'accusation d'attentat à la pudeur pour des crimes commis de 1971 à 1980 quand il était curé à Shediac, Rosaireville et Collette.

De nouvelles accusations d’attentat à la pudeur et de grossière indécence ont été portées contre l’ex-curé en mai 2017 pour des gestes qui auraient été commis au début des années 1970.

Le premier témoin, un homme qui ne peut être identifié, avait de 10 à 12 ans au moment des faits présumés. Il raconte qu’Yvon Arsenault l'a agressé dans un ancien couvent à Shediac qui avait été converti en club pour garçons.

Des fois, je me suis fait toucher à des places privées. C’est arrivé de 10 à 15 fois, dans différentes chambres, dans des salles de toilettes, affirme le témoin.

Une fois, je jouais au foozball, puis il a baissé mes culottes et il passait ses mains sur mon pénis et il me frottait les fesses et le dos, ajoute-t-il d’une voix tremblante.

Selon le témoin, les agressions duraient de 2 à 3 minutes et se sont déroulées de 1970 à 1972.

Il y avait une fois qu’il l’a mis dans sa bouche, confie le témoin en refoulant des sanglots.

C’est pas rien qu’à moi qu’il l’a fait ajoute le témoin qui, pendant des années, pensait avoir été le seul à avoir subi ces agressions.

Pendant son témoignage, Yvon Arsenault est resté impassible en le regardant.

L'avocate de la défense, Allison Ménard, a quant à elle basé sa contre-interrogation sur des contradictions du témoin, notamment sur les endroits où les agressions auraient eu lieu.

Le procès a été ajourné mardi après-midi. Ce premier témoin reviendra à la barre mercredi. Un autre témoin sera peut-être appelé.

Suivez les gazouillis de notre journaliste au palais de justice de Moncton

La Cour du Banc de la Reine à Moncton a prévu quatre jours pour le procès d’Yvon Arsenault.

L'identité de la victime présumée ne peut être divulguée en vertu d'une ordonnance de la cour.

Avec des renseignements de Michel Nogue

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