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La Ville de Montréal demande à Ottawa d'interdire les armes d'assaut et de poing

Entrevue avec Alex Norris

Le conseil municipal de Montréal a adopté lundi à l'unanimité une motion réclamant qu'Ottawa interdise les armes d'assaut et de poing, emboîtant ainsi le pas à la Ville de Toronto.

Montréal souhaite que le gouvernement Trudeau renforce le projet de loi C-71 sur le contrôle des armes à feu « en interdisant la possession privée des armes d'assaut et des armes de poing », sauf pour les forces de l'ordre, et qu'il resserre les critères exigés lors de l'achat d'armes à feu pour éviter qu'elles ne tombent entre les mains de personnes à risque.

« On ne voit aucune bonne raison pour qu'un individu qui n'est pas dans les forces de l'ordre soit autorisé à en posséder. Ce sont des armes qui ont été conçues principalement pour tuer des humains », a soutenu Alex Norris, président de la Commission de la sécurité publique, lors d'une entrevue à RDI Matin.

Les armes d'assaut sont dangereuses, selon lui, en raison de leur capacité de tuer plusieurs personnes en peu de temps; les armes de poing le sont également, car elles sont faciles à camoufler.

La Ville de Montréal avait mentionné mercredi dernier que de 2013 à 2016, environ 30 % des crimes violents impliquaient une arme et que, de ce nombre, les deux tiers étaient des armes de poing.

On veut que Montréal reste sécuritaire.

Alex Norris, président de la Commission de la sécurité publique

M. Norris souligne que les armes de chasse ne sont pas visées par cette motion, mais que le fédéral devra clarifier ce qui constitue une arme d'assaut qui doit être interdite et ce qui constitue une arme de chasse qui peut être possédée par un citoyen.

Le conseiller municipal de l'équipe de Projet Montréal a par ailleurs rappelé que des armes d'assaut ou de poing ont été utilisées dans divers attentats commis au Québec, soit ceux de l'École polytechnique en 1989, de l'Université Concordia en 1992, du Collège Dawson en 2006 et de la mosquée de Québec en 2017.

Une motion bien accueillie

Plusieurs groupes, dont Polysesouvient et la Fraternité des policiers et policières de Montréal, se sont réjouis de cette annonce. « Ça fait des années que l'on demande l'interdiction des armes d'assaut », a déclaré la coordonnatrice de Polysesouvient, Heidi Rathjen.

« Nous appuyons les initiatives susceptibles de réduire la circulation des armes à feu à Montréal parce qu’elles favorisent la sécurité du public », a pour sa part affirmé par voie de communiqué le président de la Fraternité, Yves Francoeur.

Le premier ministre du Canada s'est par ailleurs montré ouvert quant aux requêtes de Toronto et de Montréal.

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